Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1579 :
Lors de son tour du monde, Francis Drake accoste sur la côte californienne, probablement dans l’actuelle Drake’s Bay. Il y rencontre les Coast Miwok, qu’il décrit comme “tractable, free and loving”. L’escale, destinée à réparer son navire, devient aussi un acte symbolique : Drake revendique la région au nom de l’Angleterre sous le nom de Nova Albion. Si la date exacte est une reconstitution et l’emplacement encore débattu, l’épisode constitue le premier contact documenté entre Anglais et peuples autochtones de Californie.
1647 :
Dans le sertão du Brésil hollandais, des groupes tapuias alliés aux Hollandais se déplacent pour éviter les colonnes portugaises. Les rapports néerlandais décrivent des ravitaillements dans des plantations de maïs abandonnées, suivis de replis tactiques avec femmes et enfants. Si la date précise du 17 juin n’est pas attestée, l’épisode correspond aux mouvements documentés des Tapuias durant la guerre luso‑hollandaise, période marquée par des alliances instables et une forte mobilité indigène dans l’intérieur du Nordeste.
1654 :
A Tinicum, dans la colonie de Nouvelle‑Suède, le chef lenape Naaman rencontre le gouverneur Johan Risingh. Il y loue le comportement “juste et amical” des Suédois envers les peuples autochtones, confirmant une alliance déjà ancienne. Cette rencontre intervient peu après la prise du fort Casimir aux Hollandais et marque l’un des moments les plus harmonieux des relations entre Européens et Lenapes avant la disparition de la Nouvelle‑Suède en 1655.
1673 :
Jacques Marquette et Louis Jolliet atteignent le Mississippi après avoir descendu la Wisconsin River, guidés par les cartes et itinéraires fournis par leurs alliés autochtones des Grands Lacs. Ils deviennent les premiers Européens à décrire précisément le fleuve dans sa partie supérieure. Quelques jours plus tard, ils rencontrent les Illinois, ouvrant une longue période de relations franco‑autochtones dans la vallée du Mississippi.
1736 :
Une expédition quittant Fort Saint‑Charles est surprise sur une île du lac des Bois par un groupe de Dakotas (Sioux). Le Père Jean‑Pierre Aulneau, Jean‑Baptiste de La Vérendrye et 19 Français sont tués. Longtemps daté du 6 juin en raison de l’usage irrégulier du calendrier julien dans certaines correspondances coloniales, l’événement est aujourd’hui fixé au 17 juin 1736. Ce massacre provoque une rupture durable entre Français et Sioux et marque un tournant dans l’exploration de l’Ouest par La Vérendrye.
1775 :
Lors de la bataille de Bunker Hill, un petit contingent de Stockbridge Mohicans, communauté autochtone christianisée du Massachusetts, combat aux côtés des milices insurgées. Leur présence est l’un des premiers engagements documentés de guerriers autochtones du côté des Patriots au début de la Révolution américaine. Ils servent comme éclaireurs et tireurs, participant à la défense des positions américaines avant de couvrir la retraite. La participation pequot est possible mais non attestée avec certitude.
1829 :
Près de Round Grove au Kansas, le major Bennett Riley rejoint la caravane marchande de Charles Bent lorsqu’un groupe d’environ cent Kiowas et Comanches attaque le convoi après avoir capturé son bétail. Les assaillants encerclent les soldats et les marchands, mais Riley fait tirer son unique pièce d’artillerie, forçant les guerriers à se disperser. Cet affrontement, daté dans les archives du 17 juin 1829, est l’un des premiers engagements armés majeurs sur la Santa Fe Trail.
1829 :
Le Cherokee Phoenix publie une série de correspondances et de textes politiques sur la crise territoriale opposant la nation cherokee à l’État de Géorgie. L’édition expose les positions du War Department et les revendications cherokees en matière de souveraineté et de droitsterritoriaux, alors que la pression pour la déportation s’intensifie. Ce numéro illustre le rôle central du journal comme outil de résistance intellectuelle et diplomatique à la veille de l’Indian Removal Act.
1846 :
A l’agence de la Missouri River près de Council Bluffs, les États‑Unis signent un traité majeur avec plusieurs bandes Potawatomi, incluant des groupes administrativement associés à des Chippewas et Ottawas. Le traité prévoit la cession de leurs terres résiduelles en Iowa et au Missouri en échange d’une réserve de 576 000 acres au Kansas et d’une compensation financière. Cette réorganisation forcée vise à regrouper les Potawatomis dans une seule réserve à l’ouest du Mississippi, marquant une étape décisive de leur déplacement et de la politique d’Indian Removal.
1876 :
Sur la Rosebud Creek, une coalition lakota‑cheyenne menée par Crazy Horse affronte les troupes du général George Crook, appuyées par des éclaireurs Crows et Shoshones. Le combat, d’une intensité exceptionnelle, dure plus de six heures. Bien que Crook conserve le terrain, ses pertes et l’épuisement de ses ressources l’obligent à se replier, l’empêchant de rejoindre la colonne du général Terry. Cette inaction isole Custer et ouvre la voie à la victoire autochtone de Little Bighorn, huit jours plus tard.
1877 :
A White Bird Canyon (Idaho), les Nez‑Percés remportent la première grande bataille de la guerre. Une compagnie de cavalerie américaine menée par le capitaine David Perry tente de surprendre leur campement, mais les guerriers nez‑percés, superbement positionnés, infligent une défaite écrasante : 34 soldats tués, aucune perte dans leurs rangs. Cette victoire ouvre la longue campagne de 1877 et démontre la maîtrise tactique des Nez‑Percés, qui entament alors leur retraite de 1 800 km vers le Canada.
1892 :
Le président Benjamin Harrison signe un Executive Order modifiant les limites de la réserve de Fort Berthold (Dakota du Nord). Le décret retire plusieurs parcelles de la vente publique pour les replacer sous statut réservé, protégeant ainsi des terres utilisées par les Mandans, Hidatsas et Arikaras. Cette mesure intervient dans le contexte de l’allotment et des pertes foncières massives imposées aux Trois Affiliées. Elle constitue un ajustement territorial destiné à préserver une partie de leur territoire traditionnel.
1925 :
Le Parlement danois adopte la Loi sur l’administration du Groenland, qui réorganise l’île en deux conseils régionaux (Landsråd) et plusieurs districts. Le texte encadre les droits civiques, les règles de chasse et les conditions de subsistance des Kalaallit, tout en renforçant la souveraineté danoise. Bien que les conseils locaux restent consultatifs, cette loi marque un tournant juridique majeur dans la gestion coloniale du Groenland et dans la reconnaissance limitée des droits des populations inuit.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Bataille du général Crook sur la rivière Rosebud – Charge du détachement de cavalerie du colonel Royall par les Sioux, le 17 juin. Légende : Des Amérindiens (Sioux) à cheval chargent un détachement de cavalerie dans le Montana, appartenant à l’expédition du général Crook. Les Sioux sont armés de fusils et portent des coiffes de plumes. Source : Frank Leslie’s Illustrated Newspaper, 12 août 1876, p. 376.