
Colonne de l’Est : Terry/Custer
Le gros des troupes et l’ensemble du 7e de Cavalerie de Custer lèvent le camp à l’aube. Ils entament une marche de près de 40 kilomètres vers l’ouest, en longeant la rive sud de la rivière Yellowstone. Leur objectif est d’atteindre l’embouchure de la Rosebud, là où Reno a repéré la fameuse piste géante.
Custer passe la journée à cheval à harceler ses officiers pour accélérer la cadence. Maintenant qu’il sait où se cache le village, il n’a qu’une hâte : obtenir le feu vert écrit de Terry pour s’élancer à sa poursuite.
Colonne du Nord : Gibbon
Gibbon, revenu à pied de son conseil à bord du Far West, fait progresser son infanterie et sa cavalerie vers le point de rendez-vous de la Rosebud.
Les soldats de Gibbon avancent parallèlement à ceux de Custer, séparés seulement par les eaux tumultueuses de la Yellowstone. Les deux colonnes s’installent le soir venu en face l’une de l’autre. Le plan de fermeture de la tenaille par le nord se déroule, sur le papier, sans le moindre accroc.
Colonne du Sud : Crook
Constatant que ses hommes sont épuisés, que ses munitions sont entamées et qu’il a des dizaines de blessés graves à évacuer (dont certains ont dû être amputés sur le terrain), Crook ordonne de faire demi-tour. La colonne entame sa retraite vers le sud et établit son campement à Goose Creek.
Crook va s’installer dans une posture purement défensive, passant ses journées à chasser, à pêcher et à attendre des renforts en infanterie.
Par orgueil ou par impossibilité matérielle, Crook n’envoie aucun messager vers le nord pour prévenir le général Terry qu’il a été battu et qu’il bat en retraite.
Coalition Amérindienne
En début de journée, les guerriers de Crazy Horse entrent triomphalement dans le village. Ils ramènent les corps de leurs camarades tombés au combat, qui reçoivent des funérailles d’honneur, mais l’ambiance générale est aux chants de victoire et aux récits de bravoure.
Pour Sitting Bull et les anciens, le fait d’avoir stoppé net la gigantesque colonne de Crook est la preuve absolue que le Grand Esprit est avec eux. Le village ne cherche même pas à se disperser ou à fuir. Au contraire, les chefs décident de rester sur place dans la vallée, là où l’herbe est grasse pour les chevaux, prêts à attendre la prochaine colonne de soldats.