Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1541 :
Après avoir subi la résistance des Chickasaws et d’autres chefferies mississipiennes, l’expédition de Hernando de Soto construit des barques et traverse le Mississippi, probablement autour du 18 juin. Ce passage ouvre une nouvelle phase de contacts violents avec les nations autochtones des plaines alluviales. Les affrontements, les pillages et les épidémies introduites par les Espagnols provoquent un bouleversement durable des sociétés mississipiennes.
1621 :
A Plymouth, les serviteurs Edward Doty et Edward Leister s’affrontent en duel au sabre et au poignard, le premier duel documenté en Nouvelle‑Angleterre. Blessés mais vivants, ils sont sévèrement punis : attachés par les pieds et le cou pour servir d’exemple. Dans le contexte du récent traité de paix avec Massasoit et les Wampanoags, les dirigeants puritains veulent éviter toute apparence de désordre interne. L’épisode illustre la discipline rigoureuse imposée dans la jeune colonie.
1730 :
Sept délégués cherokees, dont Oukah‑Ulah et le jeune Attakullakulla, se rendent à Londres pour sceller une alliance avec la Grande‑Bretagne. Ils assistent à des cérémonies à Windsor, rencontrent George II et reçoivent des habits royaux. Leur visite suscite un immense intérêt dans la capitale. Le 9 septembre 1730, ils signent un traité d’amitié et de commerce avec le Board of Trade. Pour les Britanniques, il s’agit d’un accord stratégique ; pour les Cherokees, d’un rituel diplomatique d’alliance, non d’une soumission politique.
1754 :
Les délégués des colonies britanniques réunis à Albany débattent des affaires indiennes à la veille de la guerre de Sept Ans. Ils reconnaissent la fragilité de leur alliance avec la Confédération iroquoise et discutent des moyens de restaurer la confiance : cadeaux diplomatiques, régulation du commerce, coordination militaire. Ces discussions préparent l’arrivée des chefs haudenosaunee et s’inscrivent dans un effort plus large pour unifier la politique coloniale face aux Français.
1763 :
Dans le cadre de la Rébellion de Pontiac, des guerriers sénécas attaquent Fort Le Boeuf (Waterford, Pennsylvanie). Le fort est incendié et environ la moitié de la petite garnison, une quinzaine d’hommes, est tuée. Les survivants parviennent à s’échapper vers les autres postes britanniques. Cette attaque, l’une des premières victoires iroquoises de la campagne, contribue à isoler les forts britanniques de la vallée de l’Ohio.
1779 :
L’armée du général John Sullivan est en marche vers la vallée de Wyoming dans le cadre de la campagne de destruction ordonnée par Washington contre les nations haudenosaunee. Partie d’Easton le 11 juin, la colonne progresse lentement mais prépare l’offensive qui, à partir d’août, détruira plus de quarante villages sénécas, cayugas et onondagas. Cette stratégie de terre brûlée vise à briser la puissance iroquoise et à sécuriser la frontière américaine.
1793 :
Alexander Mackenzie rencontre un groupe de Sekani (Tsek’ehne) sur la rivière Parsnip, en Colombie‑Britannique. Ces chasseurs subarctiques lui fournissent des indications essentielles sur les portages et les routes menant vers les montagnes, corrigeant son itinéraire et lui permettant de poursuivre sa route vers l’ouest. Le 18juin, Mackenzie remonte déjà la Parsnip en direction du portage indiqué. Cette rencontre illustre le rôle déterminant des savoirs autochtones dans la première traversée documentée du continent nord‑américain.
1812 :
James Madison signe la déclaration de guerre contre la Grande‑Bretagne, déclenchant la guerre de 1812. Cette décision fracture immédiatement le monde autochtone : la confédération de Tecumseh s’allie aux Britanniques pour stopper l’expansion américaine, tandis que d’autres nations, Cherokees, Choctaws, Creeks “Lower Towns”, Oneidas, choisissent le camp américain. Le conflit devient une guerre impériale doublée d’une guerre civile autochtone, dont les conséquences seront dévastatrices pour les nations de l’Est et du Midwest.
1838 :
Les déportations cherokees par voie d’eau sont en plein essor. Après un premier départ le 6 juin, plusieurs détachements quittent Ross’s Landing sous une chaleur écrasante. Les bateaux surchargés deviennent des foyers de maladies mortelles, provoquant les premières vagues de décès de la Piste des Larmes. Les conditions catastrophiques de ce mois de juin conduiront les Cherokees à demander, puis obtenir, la direction de leurs propres détachements pédestres à l’automne.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
Photo : Les sept Cherokees, dont Attakullakulla, qui voyagèrent avec Sir Alexander Cuming de retour à Londres, en Angleterre, en 1730.