
Colonne de l’Est : Terry/Custer
Pour préparer Custer à une poursuite ultra-rapide, Terry prend des décisions drastiques. Il ordonne d’alléger le régiment au maximum. Toutes les tentes, les bagages lourds, les wagons de ravitaillement et les affaires personnelles des soldats sont déchargés et stockés au camp de base de la Yellowstone ou à bord du navire Far West.
Les hommes reçoivent l’ordre de préparer leurs sacoches de selle pour n’emporter que le strict minimum : du sel, du café, du bacon et surtout 100 cartouches de carabine par cavalier. Custer passe sa journée à superviser le tri, exaspéré par les lenteurs administratives mais ravi de savoir qu’il va bientôt avoir le champ libre.
Colonne du Nord : Gibbon
Bien que les deux colonnes (Terry et Gibbon) se voient et communiquent par signaux, elles sont toujours séparées par le fleuve en crue. L’infanterie de Gibbon s’établit un peu en amont de l’embouchure de la Rosebud.
Les soldats de Gibbon, qui patrouillent et marchent le long de la Yellowstone depuis maintenant plus d’un mois, commencent à montrer des signes de fatigue physique. Les officiers passent la journée à organiser le campement en attendant que le vapeur vienne faire traverser une partie de leurs troupes ou leurs dépêches.
Colonne du Sud : Crook
Pour Crook, la priorité absolue est de soigner les dizaines de blessés de la bataille de la Rosebud avant qu’ils ne développent la gangrène. Le camp ressemble plus à un hôpital de campagne et à un lieu de repos qu’à une armée en guerre. Les soldats en profitent pour pêcher la truite dans les cours d’eau et chasser le gibier pour améliorer l’ordinaire.
Crook refuse toujours de prendre le moindre risque pour envoyer des messagers vers le nord à travers le territoire sioux. Il est totalement déconnecté du reste de l’armée. Pour lui, la campagne est suspendue en attendant les renforts qu’il a réclamés par télégraphe vers l’arrière.
Coalition Amérindienne
Un village de près de 7 000 personnes et 20 000 chevaux consomme une quantité astronomique de ressources. Au bout de quelques jours, l’herbe des prairies est entièrement broutée par les poneys et le bois de chauffage commence à se faire rare le long des berges.
La victoire contre Crook a gonflé le moral du camp, mais la logistique impose sa loi. Les chefs décident de déplacer le campement de quelques kilomètres plus bas le long de la vallée de la Little Bighorn pour trouver de nouveaux pâturages. Les femmes commencent déjà à empaqueter les affaires non essentielles dans les travois.
Malgré ce futur déplacement, aucune panique n’est visible. Les éclaireurs amérindiens confirment que Crook a fui vers le sud et que les soldats du Nord (Terry/Custer) sont encore immobiles au bord du grand fleuve. Le village se sait en sécurité et maître du temps.