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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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150 ans de Little Big Horn : 24 juin 1876

Posted on 24 juin 2026

Colonne de l’Est : Custer

Après avoir remonté la Rosebud, Custer oblique vers l’ouest pour suivre la piste qui grimpe vers la ligne de partage des eaux : les Wolf Mountains, qui séparent la Rosebud de la Little Bighorn.
Le régiment parcourt environ 45 kilomètres sous une chaleur étouffante. Les hommes et les chevaux commencent à montrer des signes de fatigue extrême, mais Custer refuse de ralentir. Les indices de la proximité du camp se multiplient.
Vers 19h00, il fait stopper le régiment pour une courte pause.
Il ordonne de lever le camp à 23h00 pour effectuer une marche nocturne à l’aveugle à travers les montagnes. L’objectif est de franchir la crête dans l’obscurité pour dissimuler sa présence.
La marche de nuit est un calvaire. Dans le noir complet, la poussière étouffante soulevée par les sabots rend la progression presque impossible. Les mules du convoi de munitions s’égarent, les hommes s’endorment sur leurs selles.
À 2h00 du matin (le 25 juin), épuisé, le régiment s’arrête enfin au pied de la crête, au lieu-dit Busby Chick Coop.

Colonne du Nord : Gibbon

Les troupes d’infanterie et de cavalerie atteignent l’embouchure de la Big Horn. Terry et Gibbon s’installent à bord du navire Far West pour superviser le début de la remontée de la rivière.
 Fidèles au plan du conseil de guerre du 21 juin, ils estiment être parfaitement dans les temps pour faire leur jonction avec Custer le 26 juin au nord du village. Ils ignorent totalement que Custer a accéléré la cadence et qu’il est déjà en position pour attaquer seul, avec un jour d’avance sur le planning.

Colonne du Sud : Crook

À l’extrême sud, Crook a complètement abandonné toute velléité offensive.
Le camp fortifié est désormais pleinement opérationnel.
Il a reçu la confirmation que ses renforts sont en route depuis le sud, mais ils n’arriveront pas avant plusieurs jours.
Le 24 juin, les hommes de Crook passent la journée dans un calme absolu, coupés du reste de la campagne. La colonne du Sud est définitivement sortie de l’équation militaire.

Coalition Amérindienne

L’ambiance est à la fois sereine et mystique. Les prophéties de Sitting Bull sur la victoire totale circulent de tipi en tipi. Les guerriers, galvanisés par leur succès du 17 juin contre Crook, se savent intraitables.
Les sentinelles amérindiennes postées sur les hauteurs des collines Wolf observent parfaitement les mouvements de Custer. En fin de journée, des éclaireurs sioux repèrent le campement du 7e de Cavalerie. Des petits groupes de guerriers isolés (notamment des Cheyennes) qui circulaient entre les anciens et les nouveaux camps croisent même la piste des soldats à leur insu.
Contrairement à ce que redoute Custer, les chefs n’ont aucune intention de lever le camp ou de disperser les familles. Ils décident de rester sur place et d’attendre les soldats dans la vallée, confiants dans leur supériorité numérique écrasante (près de 2 500 guerriers prêts au combat).

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