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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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24 juin

Posted on 24 juin 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1497 :

Jean Cabot atteint les côtes de l’Amérique du Nord, probablement à Terre‑Neuve. Il n’y rencontre aucun Autochtone, mais observe de nombreux signes d’habitation (feux, outils, sentiers) témoignant de la présence des Beothuks ou des Mi’kmaq. Ce débarquement constitue le premier repérage anglais des peuples de la région et fonde les futures revendications britanniques sur l’Atlantique nord. Il marque le début d’une longue histoire de contacts, souvent indirects au départ, entre Européens et nations autochtones du Nord‑Est.

1520 :

Hernán Cortés revient à Tenochtitlan après sa victoire sur Narváez. Il découvre une capitale en pleine insurrection : les Mexicas assiègent les Espagnols retranchés dans le palais d’Axayácatl depuis le massacre du Tóxcatl. Les ponts sont coupés, les canaux bloqués et les voies d’approvisionnement fermées. Le siège devient total et rend la situation intenable, menant directement à la Noche Triste du 30 juin.

1539 :

Le capitaine Pedro de Puelles, au service de Sebastián de Belalcázar, fonde San Juan de Pasto au cœur des territoires des Pastos et des Quillasingas. Cette implantation espagnole, établie après une forte résistance indigène, marque l’intégration forcée des populations locales dans le système colonial de l’encomienda.

1610 :

A Port‑Royal, le grand chef mi’kmaq Henri Membertou reçoit le baptême catholique, devenant le premier chef autochtone nord‑américain officiellement converti. La cérémonie, hautement diplomatique, scelle une alliance durable entre Mi’kmaq et Français. Elle marque un moment fondateur de la présence française en Acadie et inaugure les premières missions chrétiennes auprès des peuples mi’kmaq.

1763 :

En pleine Rébellion de Pontiac, des émissaires delawares viennent parlementer au Fort Pitt assiégé. Le capitaine Simeon Ecuyer et l’officier William Trent leur remettent deux couvertures et un mouchoir provenant de l’hôpital des varioleux, dans l’espoir de propager la maladie. L’acte, attesté par le journal de Trent et la correspondance militaire, constitue l’un des premiers exemples documentés de guerre biologique. Le siège se poursuit jusqu’en août, avant d’être levé par la colonne du colonel Bouquet.

1675 :

Des guerriers wampanoags attaquent l’établissement colonial de Swansea, dans la colonie de Plymouth. Cet assaut, qui suit les premières violences du 20 juin, marque le début officiel de la Guerre du Roi Philip. Les tensions accumulées (spoliation foncière, pressions coloniales, désarmement forcé, exécutions injustes) explosent en un conflit d’une violence extrême.

1823 :

Près de Dardanelle, le gouverneur par intérim Robert Crittenden rencontre les chefs des Cherokees de l’Ouest, dont John Jolly et Black Fox. Les autorités territoriales tentent de renégocier les frontières cherokees sous la pression des colons, mais les chefs refusent fermement toute cession. Ils rappellent que leurs droits sont garantis par les traités fédéraux et affirment leur autonomie politique. Cette réunion marque une étape importante dans la résistance diplomatique des Cherokees face aux pressions territoriales croissantes.

1832 :

La Cour suprême rend l’arrêt Worcester v. Georgia, déclarant illégales les lois de Géorgie imposant un contrôle sur la Nation cherokee. Samuel Worcester, missionnaire arrêté en 1831 pour avoir vécu parmi les Cherokees sans permis d’État, est reconnu victime d’une violation de la souveraineté tribale. Le président Andrew Jackson refuse d’appliquer la décision, permettant à la Géorgie de poursuivre la spoliation des terres cherokees. Cette désobéissance fédérale ouvre la voie au Trail of Tears.

1862 :

Les États‑Unis signent un traité avec les Ottawas de Blanchard’s Forket de Roche de Bœuf, installés au Kansas. Le texte prévoit l’allotissement individuel de leurs terres et la dissolution de leurs institutions tribales dans un délai de cinq ans, en échange de la citoyenneté américaine. Ce traité ouvre la voie à la vente des terres “excédentaires” aux colons et marque la fin de l’autonomie politique de ces bandes ottawas. Il constitue un jalon majeur dans la politique d’assimilation et de démantèlement des nations autochtones du Kansas.

1876 :

La colonne du lieutenant‑colonel Custer suit la piste fraîche du grand campement lakota‑cheyenne‑arapaho. Les éclaireurs Arikaras et Crows constatent l’ampleur exceptionnelle des traces et avertissent Custer que le camp est immense. Malgré leurs mises en garde, Custer poursuit sa marche et décide d’attaquer dès le lendemain, sans attendre les renforts de Terry et Gibbon. Cette journée marque l’approche finale du 7ᵉ de cavalerie avant la bataille de Little Bighorn.

1920 :

Le président Augusto B. Leguía institue officiellement le Día del Indio, première reconnaissance symbolique des peuples autochtones dans la législation péruvienne. La date, choisie pour coïncider avec la Saint‑Jean et le solstice d’hiver andin, inscrit la célébration dans le calendrier rituel des Andes. Bien que dépourvu de mesures concrètes, le décret marque un tournant dans l’indigénisme d’État et ouvre la voie aux politiques indigènes des décennies suivantes.

1921 :

A Nome, l’expédition arctique de Vilhjalmur Stefansson recrute plusieurs membres, dont l’Iñupiat Ada Blackjack, pour une mission visant à occuper l’île Wrangel au nom de l’Empire britannique. Les préparatifs s’intensifient autour du 24 juin, même si le départ n’aura lieu qu’en septembre. L’entreprise, mal préparée et motivée par des ambitions coloniales, ignore les avertissements des Iñupiat qui refusent d’y participer. Cette expédition se révélera tragique : Ada Blackjack en sera la seule survivante.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

Photo : L’équipe de l’expédition Wrangel Island en 1921 Wrangel Island : Ada Blackjack, Allan Crawford, Lorne Knight, Fred Maurer, Milton Galle, et le chat Victoria. (https://www.atlasobscura.com/articles/ada-blackjack-arctic-survivor)

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