Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1528 :
L’expédition de Pánfilo de Narváez traverse la rivière Suwannee et atteint un grand village apalache, Ivitachuco, qu’elle rebaptise Apalachen. Le site compte une quarantaine de maisons et d’importantes réserves de maïs. Les Espagnols l’occupent près d’un mois, mais subissent des attaques constantes des Apalachees, qui refusent toute présence étrangère. L’occupation tourne au désastre et marque le début de la longue errance des survivants.
1535 :
Le général inca Rumiñawi, chef de la résistance dans la région de Quito après la mort d’Atahualpa, est capturé par les troupes de Sebastián de Belalcázar. Torturé pour révéler l’emplacement des trésors cachés, associés au mythe des Llanganatis, il refuse de parler. Il est exécuté par les Espagnols, probablement au milieu de l’année 1535. Sa mort marque la fin de la résistance inca organisée dans le Nord de l’Empire et fait de lui un héros majeur de l’histoire équatorienne.
1855 :
Le surintendant Joel Palmer fait signer le Treaty of Middle Oregon avec les Wasco, Walla Walla et plusieurs bandes sahaptines. Les tribus cèdent plus de 10 millions d’acres de leurs terres en échange d’une réserve de 578 000 acres, future Warm Springs Reservation. Le traité garantit leurs droits traditionnels de pêche, chasse et cueillette sur leurs territoires ancestraux. Cet accord, signé lors du Walla Walla Council, marque une étape majeure dans la spoliation des terres autochtones de l’Oregon.
1862 :
Une escarmouche oppose dans la région de Bennett Bayou des Cherokees alignés sur l’Union et d’autres fidèles à la Confédération, aux côtés de troupes régulières. Bien que la date précise ne soit pas attestée dans les sources, des combats ont bien lieu dans ce secteur en juin 1862, illustrant la profonde division de la Nation Cherokee durant la guerre de Sécession. Ces affrontements annoncent la guerre civile interne qui ravagera le Territoire indien jusqu’en 1865.
1869 :
Dans le cadre de la révolte tzotzil de San Juan Chamula, les forces mexicaines lancent une offensive majeure contre le bastion indigène dirigé par Pedro Díaz Cuscat. Cette insurrection religieuse et politique, née du rejet des impôts, des abus ladinos et des réformes libérales, est violemment réprimée. L’opération marque l’un des épisodes les plus durs de la “guerre des castes” du Chiapas et la fin de l’autonomie rebelle de Chamula.
1876 :
Une coalition exceptionnelle de Lakotas, Cheyennes du Nord et Arapahos, inspirée par Sitting Bull et menée au combat par Crazy Horse, Gall et Two Moons, affronte le 7ᵉ de cavalerie du lieutenant‑colonel Custer dans la vallée de la Little Bighorn (Greasy Grass). Les cinq compagnies sous son commandement direct sont encerclées et anéanties. Cette victoire, la plus célèbre des nations des Plaines, marque un tournant majeur dans les guerres indiennes et demeure un symbole puissant de la résistance autochtone.
1876 :
Au début de l’attaque de Reno dans la vallée de la Little Bighorn, l’éclaireur Bloody Knife, Arikara, est tué d’une balle dans la tête alors qu’il se tient aux côtés du major Marcus Reno. Sa mort brutale, survenue sous les yeux de Reno, provoque un choc immédiat chez l’officier, qui perd son sang‑froid et ordonne une retraite précipitée dans les bois. Cet épisode contribue directement à la déroute du bataillon Reno et constitue l’un des moments clés des premières minutes de la bataille de la Greasy Grass.
1876 :
En fin d’après‑midi, le capitaine Thomas Weir avance avec sa compagnie jusqu’à une crête aujourd’hui appelée Weir Point, espérant apercevoir Custer. De là, ses hommes voient des centaines de guerriers lakotas et cheyennes se redéployer après avoir anéanti le détachement Custer. Rapidement menacés d’encerclement, les cavaliers de Weir battent en retraite vers Reno Hill, où les survivants du 7ᵉ de cavalerie organiseront leur défense jusqu’au lendemain.
1879 :
Le chef Kill Eagle, des Blackfoot Lakotas, se rend aux autorités américaines après plusieurs années d’errance dans les Plaines du Nord. Impliqué malgré lui dans la bataille de Little Bighorn, il fournit aux militaires des dépositions détaillées sur les événements de 1876 et sur la situation des réfugiés lakotas. Sa reddition marque la perte d’indépendance de son petit groupe et s’inscrit dans la vague finale des capitulations consécutives à la guerre des Black Hills. La date du 25 juin 1879, parfois citée, reste plausible mais non attestée dans les sources primaires.
1880 :
Le gouvernement canadien adopte plusieurs ordonnances confirmant l’arpentage et la délimitation de réserves prévues par le Traité n° 6. Ces décisions, qui concernent notamment des bandes cris des Plaines de l’actuelle Saskatchewan, accélèrent la sédentarisation forcée dans un contexte de famine et de disparition du bison. Elles officialisent le confinement des communautés dans des territoires restreints et ouvrent les terres environnantes à la colonisation.
1886 :
Le président Grover Cleveland signe un Executive Order élargissant la Duck Valley Reservation, à la frontière du Nevada et de l’Idaho. Cette extension vise à fournir aux Western Shoshone et aux Northern Paiute des terres plus adaptées à l’agriculture de subsistance, dans un contexte de crise économique et de sédentarisation forcée. Le décret corrige les limites insuffisantes de la réserve créée en 1877 et marque une étape importante dans la politique fédérale de confinement et de transformation économique des nations autochtones de la région.
1912 :
L’extension des frontières du Québec modifie profondément l’administration du Labrador. Cette réorganisation entraîne une révision des règlements encadrant le troc, la pêche et le commercede subsistance des Inuits et des missions moraves. Sans constituer un décret unique sur les Inuits, les mesures adoptées après cette date renforcent le contrôle colonial sur les échanges côtiers et réduisent l’autonomie économique des communautés inuites du Labrador.
1921 :
Les Affaires indiennes procèdent à la validation de baux et de levés de terrains contestés dans la réserve Wolastoqiyik de Tobique, au Nouveau‑Brunswick. Ces démarches, menées au cœur de conflits fonciers persistants, visent à clarifier la tenure des terres face aux empiétements de colons et aux irrégularités administratives. Cette période marque une étape importante dans la lutte des Malécites pour protéger l’intégrité de leur territoire.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
Photo : Battle of the Big Horn – Library of Congress