
Colonne de l’Est : Custer
Retranchés au sommet de Reno Hill, environ 350 soldats, civils et éclaireurs survivants sont encerclés depuis la veille. Ils ignorent totalement ce qu’il est advenu de Custer.
Dès l’aube, les guerriers amérindiens reprennent des positions de tir tout autour de la colline et pilonnent les soldats. La chaleur devient rapidement insupportable.
Le véritable ennemi des soldats ce jour-là est la soif. Le soleil cogne, et les blessés agonisent dans le camp de fortune. Au milieu de la journée, un groupe de volontaires accomplit des sorties héroïques à travers les lignes de tir pour descendre jusqu’à la rivière Little Bighorn et ramener de l’eau dans des marmites et des gourdes (plusieurs recevront la Medal of Honor pour cet acte).
En fin d’après-midi, à leur grand soulagement, les tirs faiblissent. Les soldats voient avec stupéfaction l’immense camp amérindien plier bagage et s’éloigner vers le sud.
Colonne du Nord : Gibbon
La colonne progresse vers le sud en remontant la vallée de la Big Horn. C’est le jour où le calendrier initial de Terry prévoyait la jonction avec Custer.
Dans la matinée, les hommes de Terry croisent trois éclaireurs Crows de Custer qui ont fui le désastre. Ces derniers hurlent en langue des signes que le 7e de Cavalerie a été exterminé. Terry et ses officiers refusent d’y croire, pensant à une exagération ou à de la lâcheté de la part des éclaireurs.En avançant, l’infanterie de Gibbon repère la poussière du grand village amérindien qui bat en retraite au loin. Sentant le danger, Terry fait avancer ses troupes en formation de combat très serrée et établit un camp fortifié pour la nuit à quelques kilomètres seulement du champ de bataille, impatient d’en savoir plus le lendemain matin.
Colonne du Sud : Crook
Crook passe la journée du 26 juin à attendre ses renforts, totalement inconscient du fait que le plan de la campagne vient de s’effondrer et que Custer est mort. Son armée reste immobile, laissant le champ libre aux Amérindiens pour se déplacer vers le sud dans sa direction générale sans qu’il n’intercepte personne.
Coalition Amérindienne
Après avoir anéanti Custer le 25 juin et assiégé Reno une partie de la journée du 26, les chefs prennent une décision pragmatique.
En milieu de journée, les sentinelles amérindiennes restées au nord signalent l’approche d’une nouvelle armée de soldats (la colonne de Terry et Gibbon).
Les Amérindiens ont déjà consommé une grande partie de leurs munitions et leurs chevaux ont besoin de nouveaux pâturages. Plutôt que d’engager un nouveau combat de grande ampleur face à des troupes fraîches, les chefs ordonnent de lever le camp.
En fin d’après-midi, les femmes ont chargé les travois. L’immense colonne de près de 7 000 personnes et 20 000 chevaux s’ébranle vers le sud, en direction des montagnes Big Horn. Les soldats survivants sur la colline observent, fascinés et terrifiés, ce défilé monumental qui s’éloigne dans la poussière et les fumées des herbes que les Amérindiens ont brûlées pour masquer leur retraite.