
Colonne de l’Est : 7e de Cavalerie
Retranchés sur leur colline depuis près de 48 heures, épuisés, assoiffés et à court de munitions, les hommes du Major Reno voient une immense colonne de poussière approcher par le nord.Au départ, les survivants craignent le retour des Amérindiens. Mais lorsqu’ils reconnaissent les uniformes de l’infanterie de Gibbon et le drapeau américain, une immense clameur s’élève. Les hommes pleurent de soulagement.C’est Terry en personne qui monte sur la colline pour annoncer à Reno et Benteen que Custer et ses cinq compagnies ont été entièrement exterminés à quelques kilomètres de là. Jusqu’à cet instant, les survivants pensaient simplement que Custer les avait abandonnés ou s’était replié vers le nord.
Colonne du Nord : Gibbon
La colonne Gibbon et le Général Terry entrent enfin dans la vallée de la Little Bighorn à l’aube. C’est l’infanterie de Gibbon qui progresse en éclaireur.
En remontant les crêtes, les soldats de Gibbon tombent d’abord sur des chevaux morts, puis sur les corps nus, blancs et mutilés des hommes de Custer. La stupeur est totale. Le capitaine Benteen dira plus tard que de loin, les cadavres éparpillés sur la colline ressemblaient à « des briques blanches ».Le corps du lieutenant-colonel George Armstrong Custer est retrouvé sur Last Stand Hill. Contrairement à ses hommes, il n’a pas été scalpé mais il présente deux blessures par balle mortelles, l’une à la tempe et l’autre à la poitrine.
Colonne du Sud : Crook
Alors que Terry et Reno enterrent Custer dans les larmes, les hommes de Crook passent une nouvelle journée à se reposer et à pêcher à Goose Creek. Crook refuse toujours de bouger tant que son infanterie de renfort n’est pas arrivée.
Le black-out est tel qu’il faudra attendre encore plus de deux semaines pour que la nouvelle du massacre de Custer parvienne enfin au général Crook par les lignes de l’arrière.
Coalition Amérindienne
Après leur départ spectaculaire de la veille au soir, les 7 000 Sioux et Cheyennes poursuivent leur retraite vers le sud et le sud-ouest. Les chefs savent que l’armée américaine va envoyer d’immenses renforts pour venger Custer. La logistique géante du camp n’est plus tenable. Pour échapper à la traque, l’immense village commence à se diviser en groupes plus petits et mobiles.
Bien qu’ils se déplacent en urgence, les Amérindiens emportent avec eux les trophées de leur victoire (les uniformes, les carabines Springfield et les chevaux du 7e de Cavalerie). Les chants de victoire résonnent dans les montagnes alors qu’ils s’enfoncent dans des territoires presque inaccessibles pour l’infanterie américaine.