Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1519 :
Près de Veracruz, une délégation de dignitaires Totonaques rencontre officiellement Hernán Cortés. Oppressés par les tributs et la domination mexica, ils proposent une alliance militaire aux Espagnols. Cortés accepte, scellant l’un des premiers pactes indigènes‑espagnols de la conquête. Cette alliance ouvre la route vers Cempoala et Tlaxcala et joue un rôle décisif dans la chute de l’Empire mexica.
1548 :
Après la défaite de Gonzalo Pizarro, le vice‑roi Pedro de la Gasca réorganise en profondeur le système des encomiendas au Pérou. Ces réformes redistribuent les terres et la main‑d’œuvre indigène, affectant directement les communautés quechuas mobilisées pour les mines d’argent. Bien que la rébellion d’Almagro le Jeune soit déjà terminée depuis 1542, l’année 1548 marque la consolidation du pouvoir royal et la transformation durable du travail forcé andin.
1609 :
Champlain rencontre des guerriers Innus, Algonquins et Hurons‑Wendats sur le Saint‑Laurent. Ils acceptent de commercer avec lui à condition qu’il les soutienne dans leur guerre contre les Haudenosaunee. Champlain accepte, scellant l’entrée officielle de la France dans les conflits intertribaux de la région. Cette alliance mène directement à la bataille du lac Champlain un mois plus tard.
1635 :
Charles L’Olive et Jean du Plessis d’Ossonville débarquent à la pointe Allègre en Guadeloupe. Accueillis pacifiquement par les Kalinagos, ils s’installent rapidement et imposent des réquisitions qui provoquent la rupture. L’Olive déclare la guerre aux populations autochtones, menant à des massacres et à la quasi‑disparition des Kalinagos de l’île. Cet épisode marque le début de la colonisation française et de la guerre des Caraïbes.
1675 :
Dans la région de Swansea, les Wampanoags de Metacomet poursuivent les attaques commencées le 24 juin, incendiant fermes et maisons coloniales. Ces hostilités marquent la consolidation du conflit qui deviendra la guerre du Roi Philip, l’un des affrontements les plus meurtriers de la période coloniale. Le soulèvement résulte de décennies de spoliation foncière, de pressions politiques et de tensions croissantes entre Wampanoags et colons anglais.
1719 :
Une conférence de paix se tient à Conestoga, en Pennsylvanie, entre le colonel John French et les chefs Conestoga, Delaware et Shawnee. Les discussions portent sur les violences intertribales qui perturbent la région, souvent attribuées aux raids iroquois. Les chefs présents, Winninchack, Civility, Canatowa, Wightomina et Sevana, promettent d’apaiser les tensions, mais les conflits se poursuivent.
1876 :
Au lendemain de la découverte du champ de bataille, les troupes de Terry et Gibbon passent la journée à enterrer les morts du 7ᵉ de cavalerie sur les différentes positions de combat, dont Last Stand Hill. Les corps de Custer et de ses hommes sont inhumés à la hâte, tandis que la grande coalition lakota‑cheyenne‑arapaho s’est déjà dispersée.
1878 :
Tambiago, un Shoshone-Bannock accusé du meurtre d’Alex Rhoden en novembre 1877, est pendu à la prison territoriale de l’Idaho. Ce meurtre, survenu dans un contexte de famine et de tensions extrêmes à Fort Hall, sert de prétexte aux autorités pour durcir leur politique envers les Bannocks. L’exécution intervient en pleine guerre des Bannocks, conflit déclenché par les violations coloniales des terres et des ressources autochtones.
1898 :
Le Curtis Act, étend l’allotment aux Five Civilized Tribes et abolit leurs tribunaux et gouvernements. En 1899, ses effets se renforcent : la Dawes Commission accélère l’enregistrement forcé des citoyens tribaux et la préparation des lots individuels. Le Curtis Act provoque la perte de millions d’acres et la désintégration des structures politiques autochtones, ouvrant la voie à l’État d’Oklahoma.
1917 :
La conscription américaine entre en vigueur, mais les Navajos, qui ne sont pas citoyens, refusent massivement l’enregistrement. Durant l’été, le BIA mène des opérations de recensement coercitives dans la réserve de Shiprock, provoquant tensions et résistances. Les Navajos voient la conscription comme une nouvelle intrusion coloniale, dans la continuité de Bosque Redondo. Cette crise contribue à la réflexion nationale sur le statut juridique des Autochtones, qui mènera à la citoyenneté imposée en 1924.
1924 :
Après la signature de l’Indian Citizenship Act, les agences du BIA reçoivent leurs premières instructions internes pour enregistrer les Autochtones comme citoyens fédéraux. L’inscription électorale reste cependant entravée par les États, qui refusent souvent d’admettre les Autochtones sur les listes jusqu’aux années 1940–1960.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
Photo : Photo de famille, probablement prise par W.H. Jackson. Selon les anciens Bannock, il pourrait s’agir d’une photographie du chef Tendoy, chef des Shoshones Lemhi. National Park Service