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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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04 juillet

Posted on 4 juillet 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1541 :

En pleine guerre du Mixtón, Pedro de Alvarado meurt près de Nochistlán après avoir été écrasé par son cheval lors d’une manœuvre sous la pression des guerriers caxcanes et zacatecos. La rébellion autochtone, l’une des plus importantes du XVIᵉ siècle, défie la domination espagnole et met en difficulté les troupes coloniales. La mort d’Alvarado renforce le moral des insurgés et oblige le vice‑roi Mendoza à reprendre personnellement la campagne.

1636 :

Les autorités de la baie du Massachusetts ordonnent à John Winthrop Jr. de réaffirmer aux Pequots les obligations du traité de 1634 : livrer les meurtriers de John Stone ou faire face à la guerre. Cet ultimatum, conçu pour être refusé, sert de justification à l’escalade coloniale. Il précipite l’expédition punitive d’Endecott, le siège de Fort Saybrook et, finalement, la guerre des Pequots, qui aboutit à la destruction de la nation pequot en 1638.

1648 :

Une force iroquoise attaque le village huron‑wendat de Teanaostayé, la mission jésuite de Saint‑Joseph II. Le village est incendié et détruit, faisant des centaines de morts et de captifs. Le père Antoine Daniel est tué pendant l’assaut. Cet épisode marque une étape décisive dans l’effondrement de la Confédération huronne‑wendat, qui sera achevé en 1649 avec la destruction des autres missions.

1744 :

Les Six Nations iroquoises concluent le traité de Lancaster avec les colonies de Virginie et du Maryland. En échange de marchandises et de compensations, elles renoncent à leurs revendications sur certaines terres à l’ouest des Appalaches. Les colonies interprètent cette renonciation comme une cession beaucoup plus large, ouvrant la voie à l’expansion vers la vallée de l’Ohio. Ce traité devient un jalon majeur de la diplomatie coloniale et un prélude aux conflits de l’Ohio.

1776 :

La Déclaration d’indépendance est adoptée par le Congrès continental. Le texte rédigé par Jefferson accuse George III d’avoir encouragé contre les colons “les sauvages sans pitié des frontières”, une référence directe aux nations autochtones alliées à la Couronne britannique. Cette phrase reflète la vision coloniale des insurgés et leur volonté de justifier l’expansion vers l’ouest. Elle constitue l’un des passages les plus révélateurs de la place des peuples autochtones dans la naissance des États‑Unis.

1777 :

Les Shawnees attaquent de nouveau Boonesborough, comme ils l’avaient fait le 15 avril. Malgré la pression, les fortifications du fort résistent et empêchent toute brèche. Les Shawnees harcèlent les défenseurs par le feu et les tirs, mais se retirent après plusieurs heures. Cet assaut s’inscrit dans la guerre de frontière du Kentucky, où les Shawnees tentent de stopper l’expansion coloniale soutenue par Daniel Boone.

1805 :

Les États-Unis signent le traité de Fort Industry avec les Wyandot, Ottawa, Ojibwé, Munsee, Delaware, Shawnee et Potéouatomi. Les nations autochtones cèdent la partie occidentale de la Western Reserve, ouvrant la voie à la colonisation du nord de l’Ohio. En échange, elles reçoivent des paiements annuels et des marchandises. Ce traité marque une étape clé dans la progression de la frontière américaine vers l’ouest et dans la dépossession des nations du Midwest.

1820 :

Les États-Unis signent le traité d’Alexandrie avec la nation Creek. Sous la pression foncière croissante de la Géorgie, les Creeks cèdent une nouvelle portion de leurs terres orientales. En échange, ils reçoivent des compensations financières limitées. Ce traité s’inscrit dans une série de cessions successives qui affaiblissent la nation Creek et préparent la politique d’expulsion forcée des années 1830.

1827 :

L’État de New York met en vigueur l’abolition totale de l’esclavage. Cette mesure libère les derniers Afro‑Américains encore sous servitude, mais aussi les derniers Autochtones réduits en esclavage ou en servitude contractuelle forcée (indentured servitude) depuis la période coloniale. L’événement est célébré par les communautés noires de New York et marque une étape majeure dans l’histoire de l’émancipation, même si les discriminations et la dépossession autochtone se poursuivent.

1836 :

Le Territoire du Wisconsin entre officiellement en vigueur. Cette réorganisation administrative englobe de vastes territoires appartenant aux Ojibwés, Menominees, Ho‑Chunks et Dakotas. L’arrivée du gouvernement territorial accélère la pression foncière et ouvre la voie à une série de traités de cession majeurs dans les années 1837–1848. La proclamation marque le début d’une colonisation intensive du Haut‑Midwest et la dépossession progressive des nations autochtones.

1876 :

Alors que les États-Unis célèbrent le centenaire de leur indépendance, la nouvelle de la défaite de Custer à Little Bighorn parvient aux grandes villes de l’Est. Les télégrammes annoncent l’anéantissement du 7ᵉ de cavalerie par les Lakotas, Cheyennes et Arapahos. Le contraste entre la fête nationale et la catastrophe militaire choque profondément l’opinion publique et entraîne une intensification de la guerre dans les Black Hills.

1908 :

Le Bureau des affaires indiennes ouvre les registres finaux d’attribution des terres pour les citoyens choctaws et chickasaws. Cette étape marque l’achèvement du processus d’allotment imposé par le Dawes Act et le traité d’Atoka. Les terres tribales sont divisées en lots individuels, tandis que les “surplus lands” sont vendues aux colons. L’événement signe la fin juridique de la souveraineté territoriale collective des deux nations et ouvre la voie à une vaste spoliation foncière.

1923 :

Deskaheh, chef cayuga des Six Nations, se rend à Genève avec un passeport iroquois pour présenter à la Société des Nations une requête visant à faire reconnaître la souveraineté de son peuple face aux ingérences canadiennes. Bien que la SDN refuse de l’entendre officiellement, il mène une campagne diplomatique et médiatique remarquée, l’une des premières démarches autochtones internationales modernes. Son action marque un jalon majeur dans l’histoire de la souveraineté autochtone.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : WA-BAUN-SEE – Chef Potawatomi – illustration de “THE INDIAN TRIBES OF NORTH AMERICA, WITH BIOGRAPHICAL SKETCHES AND ANECDOTES OF THE PRINCIPAL CHIEFS”  THOMAS L. McKENNEY et JAMES HALL

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