Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1539 :
L’expédition de Hernando de Soto entre dans les territoires timucua et atteint le village de Guacoco. Les chroniques espagnoles décrivent le pillage des champs de maïs pour ravitailler les troupes. Cet épisode marque le début de la progression de De Soto vers le nord et illustre la violence de la conquête dans la Floride autochtone.
1701 :
Les chefs des Cinq Nations iroquoises signent à Albany le Nanfan Treaty, plaçant leurs vastes territoires de chasse au castor sous la protection de la Couronne britannique. En échange, ils conservent leurs droits ancestraux de chasse. Ce traité, instrument géopolitique contre la France, devient un pilier de la diplomatie haudenosaunee et influence durablement la cartographie coloniale des Grands Lacs.
1776 :
Deux semaines après la Déclaration d’indépendance, les Mi’kmaq et les Wolastoqey signent à Watertown le premier traité international des États‑Unis. Cet accord d’alliance militaire prévoit l’engagement de guerriers autochtones dans l’armée continentale et scelle une relation de paix et d’amitié avec les insurgés américains.
1815 :
Les États‑Unis signent à Portage des Sioux les premiers traités de paix post‑guerre de 1812 avec plusieurs divisions dakotas : Mdewakantonwan, Wahpekute, Wahpetonwan et Yankton. Ces accords, dirigés par William Clark et Auguste Chouteau, visent à neutraliser les alliances autochtones avec les Britanniques et à ouvrir la vallée du Missouri à l’expansion américaine. Ils inaugurent une série de traités qui restructureront durablement les relations dans les Grandes Plaines.
1820 :
Les Kickapoo signent à St. Louis un traité officiel (7 Stat. 208) avec les États‑Unis, représentés par Auguste Chouteau et Benjamin Stephenson. Vingt‑huit Kickapoo apposent leur marque sur le document, qui cède de vastes territoires de l’Illinois au gouvernement fédéral et prévoit le déplacement de la nation vers l’ouest. Ce traité marque une étape majeure de la dépossession kickapoo et de l’expansion américaine dans le Midwest.
1866 :
La Nation cherokee signe à Washington un traité imposé par les États‑Unis après la guerre de Sécession. Le texte abolit l’esclavage, accorde la citoyenneté aux Cherokee Freedmen et cède des terres au gouvernement fédéral. Il restructure profondément la Nation et marque un tournant majeur dans l’histoire afro‑autochtone.
1866 :
Le Sénat américain ratifie le traité de Reconstruction conclu avec la Nation Creek. Signé en juin, ce texte impose la cession de la moitié ouest du territoire creek, abolit l’esclavage et intègre les Freedmen comme citoyens à part entière. Il restructure profondément la Nation et marque un tournant majeur dans l’histoire afro‑autochtone et dans la politique tribale du Territoire Indien.
1879 :
Samuel Chapman Armstrong, fondateur du Hampton Institute en Virginie, écrit à Richard Henry Pratt pour lui signaler un déséquilibre dans les effectifs amérindiens de l’école (38 garçons pour seulement 9 filles) et demande le recrutement de 20 jeunes filles dakotas. Peu après, le commissaire aux affaires indiennes Ezra A. Hayt donne son accord pour financer cette campagne de recrutement.
1881 :
Sitting Bull revient aux États‑Unis après quatre années d’exil au Canada. Affaibli par la famine et la disparition des bisons, il se présente à Fort Buford avec ses derniers fidèles et remet son fusil au major Brotherton. Cette reddition marque la fin de la résistance hunkpapa indépendante et ouvre une période de captivité qui transformera profondément la vie de Sitting Bull et de son peuple.
1894 :
Robert Peary mène sa deuxième expédition arctique et documente les communautés inughuits du nord du Groenland. Depuis la baie de Bowdoin, il cartographie le littoral et échange des outils en fer contre des peaux et objets utilitaires. Cet épisode marque le début des grandes collectes ethnographiques de Peary et son installation durable dans le nord du Groenland
1924 :
La police du Chaco et des colons armés attaquent la réduction de Napalpí, où des travailleurs Qom et Moqoit sont en grève contre un système de servitude. Plus de 400 personnes sont tuées, puis les survivants sont traqués. Longtemps occulté, l’événement est reconnu en 2022 par la justice argentine comme un crime contre l’humanité et un génocide. Le massacre de Napalpí est l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire autochtone du Chaco.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Sitting Bull et des Sioux à Fort Walsh, Barracks Square, après le massacre de Custer dans le Montana, aux États-Unis.
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