Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1543 :
Après la mort de Hernando de Soto, les survivants de son expédition sont harcelés par les nations du Mississippi, notamment les Quapaws. Ils construisent des bateaux de fortune et descendent le fleuve pour fuir vers le Mexique. Cet épisode marque la fin de la plus longue expédition espagnole en Amérique du Nord.
1694 :
Une force franco‑abénaquise menée par le chef Taxous attaque le village anglais d’Oyster River, détruisant les fortifications et tuant de nombreux colons. Ce raid, l’un des plus violents de la guerre du Roi William, vise à défendre les frontières abénaquises face à l’expansion anglaise..
1759 :
Edmund Atkin, Superintendent for Indian Affairs, négocie un traité avec les Choctaws dans les villages creek. Ce traité établit un commerce régulier et une promesse d’assistance mutuelle en cas de guerre. Il provoque la colère des Français, jusque‑là alliés privilégiés des Choctaws.
1763 :
En pleine rébellion de Pontiac, le colonel Henry Bouquet (officier suisse au service de l’armée anglaise) reçoit l’ordre de quitter Carlisle avec 460 hommes pour secourir Fort Pitt, assiégé par les Lenapes et Shawnees. Cet ordre déclenche la contre‑offensive britannique dans la vallée de l’Ohio. Bouquet part le lendemain et remportera, début août, la bataille de Bushy Run, brisant le siège et sauvant Fort Pitt.
1764 :
Des représentants britanniques concluent un accord de paix et d’alliance avec les Hurons de Lorette lors du grand conseil de Niagara. Le traité établit le commerce et une promesse d’assistance mutuelle en cas de guerre. Il marque le passage des Hurons de l’alliance française à l’alliance britannique, dans un contexte de réorganisation diplomatique après la guerre de Pontiac.
1817 :
Le Traité Selkirk, signé à la fourche de la rivière Rouge, est le premier accord écrit de l’Ouest canadien reconnaissant explicitement les droits territoriaux autochtones. Lord Selkirk y négocie un partage des terres avec cinq chefs saulteaux et cris, dont Peguis. Ce traité fonde la coexistence entre la colonie de la Rivière Rouge et les nations locales, et devient un précédent majeur pour les futurs traités du Manitoba.
1823 :
L’armée indépendantiste menée par José María Córdova affronte les forces royalistes d’Agustín Agualongo à Ibarra, en Équateur. À la tête d’une milice autochtone Pasto fidèle à l’Espagne, Agualongo subit une défaite majeure le long de la rivière Tahuando. Cette victoire, soutenue politiquement par Bolívar, consolide l’indépendance dans le nord de l’Équateur et affaiblit durablement la résistance royaliste.
1825 :
Au village arikara du haut Missouri, le général Henry Atkinson et l’agent Benjamin O’Fallon signent un traité de paix et de commerce avec les chefs arikaras. Ce document, enregistré sous le numéro 133 dans les traités ratifiés, met fin aux tensions de 1823, garantit la liberté de commerce et le passage des troupes américaines, et inaugure la diplomatie américaine dans les Plaines du Missouri.
1863 :
Benito Juárez, président du Mexique et figure majeure du libéralisme, meurt à Mexico d’une crise cardiaque. Né zapotèque dans la Sierra de Oaxaca, il est le premier chef d’État entièrement autochtone d’une république postcoloniale. Artisan des Lois de Réforme et vainqueur de l’intervention française, Juárez laisse un héritage politique immense et un symbole durable de la capacité des peuples autochtones à accéder au pouvoir.
1879 :
Le lieutenant Richard Henry Pratt reçoit l’autorisation d’utiliser les anciennes casernes de Carlisle pour y établir une école industrielle indienne. Ce projet, qui ouvre officiellement en octobre, inaugure la politique des pensionnats autochtones aux États‑Unis. Carlisle devient le modèle national de l’assimilation forcée, entraînant le déplacement de milliers d’enfants autochtones et l’effacement systématique de leurs cultures.
1913 :
Le Dr Joseph K. Dixon atteint la réserve de Wind River dans le cadre de l’expédition Wanamaker. Il y organise des discours, des cérémonies et des séances photographiques avec les chefs shoshones et arapahos pour promouvoir la citoyenneté américaine des peuples autochtones. Cette étape devient un moment clé de la campagne politique qui mènera à la loi de 1924.
1923 :
Des bandes cries et saulteaux signent des documents additionnels liés au Traité n° 11, confirmant des adhésions tardives et ajustant des réserves territoriales. Ces signatures complètent les négociations initiales de 1921 dans les Territoires du Nord‑Ouest
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
Photo : Ari-Wa-Kis, Young Bull ou Captain Jim, Pawnee – Joseph K. Dixon – Wanamaker collection – Mathers Museum of World Cultures