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De mes lectures indiennes

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24 juillet

Posted on 24 juillet 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1534 :

Jacques Cartier érige une croix de 30 pieds dans la baie de Gaspé, portant les armes du roi de France. Il déclare officiellement la prise de possession du territoire, provoquant la protestation des Mi’kmaq présents. Cet acte symbolique marque le début de la présence française en Amérique du Nord et prépare les explorations de Cartier dans le Saint‑Laurent. Il devient l’un des gestes fondateurs de la future Nouvelle‑France.

1651 :

Près de 200 guerriers iroquois attaquent Ville‑Marie, menaçant directement l’Hôtel‑Dieu situé dans l’enceinte fortifiée. Maisonneuve organise la défense avec les colons et des alliés autochtones. Après de violents combats, l’assaut est repoussé et les Iroquois se retirent. L’événement illustre la vulnérabilité de Montréal et la dureté des guerres franco‑iroquoises.

1759 :

Lors de la bataille de La Belle‑Famille, près de Fort Niagara, environ 1 000 guerriers iroquois alliés aux Britanniques de Sir William Johnson tendent une embuscade à une colonne française venue secourir le fort. L’attaque détruit la force française et entraîne la reddition de Fort Niagara dès le lendemain. Cette victoire brise le contrôle français sur les Grands Lacs et marque un tournant décisif de la guerre de Sept Ans.

1766 :

Le chef outaouais Pontiac signe à Fort Oswego une paix formelle avec Sir William Johnson, mettant fin à la guerre de Pontiac. Cette rébellion, qui avait mobilisé une vaste coalition autochtone contre l’occupation britannique, est officiellement close. L’accord rétablit le commerce et la diplomatie dans les Grands Lacs et confirme l’influence politique de Pontiac.

1779 :

Le général John Sullivan arrive à Wyoming Valley pour rassembler ses troupes et ses provisions. C’est le point de départ de l’expédition Sullivan, ordonnée par Washington, visant à détruire les villages iroquois alliés aux Britanniques. La campagne ravagera plus de 40 localités, brûlera les récoltes et dispersera des milliers de personnes. L’événement marque le lancement d’une opération de terre brûlée qui transformera durablement l’histoire des nations iroquoises.

1795 :

Au grand conseil de Fort Greenville, le général Anthony Wayne présente aux chefs de la Confédération de l’Ouest les conditions finales du traité qui sera signé le 3 août. Les Miamis, Shawnees, Wyandots et autres nations découvrent qu’ils doivent céder la majeure partie de l’Ohio et plusieurs postes stratégiques. Malgré les protestations, Wayne refuse toute modification. Cet épisode marque la fin de la résistance autochtone dans l’Ohio et ouvre la voie à l’expansion américaine.

1836 :

Une milice de Géorgie affronte brièvement un groupe de Creeks près de Wesley Chapel, dans le comté de Stewart. L’avant‑garde de la milice engage les Creeks dans un campement, déclenchant un échange de tirs. Les Creeks se dispersent et parviennent à poursuivre leur fuite vers la Floride, ce qui peut être vu comme une victoire tactique. L’incident s’inscrit dans la Seconde guerre creek, marquée par des raids, des poursuites et la déportation massive des Creeks.

1837 :

Lors des négociations du traité à Fort Snelling, le chef ojibwé Flat Mouth prononce un discours décisif devant le gouverneur Henry Dodge. Il dénonce les pressions américaines et exige que son peuple conserve des droits perpétuels de chasse, de pêche et de récolte du riz sauvage sur les terres cédées. Ces revendications sont intégrées au traité, faisant de ce discours un moment clé de la diplomatie ojibwée et de la défense de leurs ressources traditionnelles.

1845 :

L’empereur Dom Pedro II signe le Décret impérial n° 426, qui établit le Regulamento das Missões de Catequese e Civilização dos Índios. Le texte confie aux Capucins la catéchisation et l’assimilation forcée des peuples autochtones, tout en plaçant leurs terres sous tutelle étatique. Ce décret inaugure une phase de dépossession territoriale et culturelle systémique, marquant un tournant majeur de la politique indigéniste du Brésil impérial.

1848 :

En pleine Guerre des Castes, le gouverneur Miguel Barbachano abolit la contribución personal, une taxe indigène pesant presque exclusivement sur les Mayas. Ce décret vise à calmer l’insurrection qui ravage le Yucatán, mais son impact reste limité : les Mayas contrôlent alors la majeure partie du territoire. L’abolition marque néanmoins un moment clé de la politique yucatèque et révèle la profondeur des tensions sociales et raciales du conflit.

1865 :

En pleine guerre de Red Cloud, une coalition de 1 000 à 3 000 guerriers lakotas, cheyennes et arapahos se rassemble sur les collines dominant Platte Bridge Station. Sous la direction de chefs de guerre comme Red Cloud, ils planifient une attaque destinée à stopper l’avancée américaine sur la Bozeman Trail. Ce rassemblement massif prépare l’assaut du 26 juillet et marque une étape clé de la résistance autochtone dans la Powder River.

1880 :

Sans les San Andres Mountains, l’armée américaine repère Victorio et ses guerriers Chihenne. Ce repérage déclenche une série de manœuvres d’encerclement menées par le colonel Grierson, visant à couper les points d’eau et à coincer le groupe apache. Les mouvements convergent vers Tinaja de las Palmas, où un affrontement éclate quelques jours plus tard. L’épisode marque une étape décisive de la campagne de 1880 contre les Apaches Warm Springs.

1899 :

Sur la Burrard Reserve, Chief Dan George (Geswanouth Slahoot) devient chef de la nation Tsleil‑Waututh et l’une des voix autochtones les plus influentes du XXᵉ siècle. Acteur reconnu, il est nommé aux Oscars pour Little Big Man en 1970. Poète et orateur, il milite pour la dignité et la représentation juste des Premières Nations. Sa naissance marque l’émergence d’une figure culturelle majeure du Canada autochtone.

1911 :

Hiram Bingham atteint Machu Picchu grâce aux Quechuas Melchor Arteaga et Pablito Álvarez, qui le guident à travers la végétation dense jusqu’aux ruines. Le site, loin d’être “perdu”, est alors connu et cultivé par des familles locales. Bingham en réalise la première documentation scientifique, mais son arrivée repose entièrement sur la mémoire et l’aide des habitants quechuas. L’événement illustre la manière dont les récits coloniaux ont effacé le rôle des communautés autochtones dans la transmission du patrimoine inca.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Photographie du Machu Picchu prise par Hiram Bingham III en 1912 après d’importants travaux de déblaiement.

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