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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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26 juillet

Posted on 26 juillet 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1763 :

Alors que Detroit est assiégé, le capitaine James Dalyell arrive avec près de 300 soldats britanniques sur la rive sud du lac Érié. Il découvre les ruines de Fort Sandusky, détruit le 16 mai par les Wyandots, ainsi que de nombreux corps. Dalyell mène aussitôt une attaque punitive contre un village wyandot près de l’actuelle Fremont avant de poursuivre sa route vers Detroit. L’épisode s’inscrit dans la guerre de Pontiac et précède la bataille de Bloody Run.

1816 :

L’armée américaine détruit le Negro Fort en Floride espagnole. Un boulet rouge frappe la poudrière, provoquant une explosion qui tue plus de 270 Afro‑Américains et Séminoles. Le fort, refuge pour les esclaves en fuite et symbole d’autonomie noire, est considéré comme une menace par les États‑Unis. Sa destruction pousse les Séminoles survivants à se réfugier dans les Everglades et intensifie leur résistance, ouvrant la voie à la Première Guerre séminole.

1824 :

Le gouverneur de Floride William Duval destitue le chef séminole Neamathla, accusé de refuser la déportation vers l’Ouest et de préparer une nouvelle révolte. Neamathla, figure majeure de la résistance séminole, perd son statut de Principal Chief. Duval impose des leaders plus conciliants pour faciliter les futurs traités. L’épisode marque une rupture profonde entre les Séminoles et les autorités américaines et prépare les conflits des années 1830.

1827 :  

La Nation Cherokee adopte à New Echota une constitution écrite, inspirée du modèle américain, établissant un gouvernement à trois branches et affirmant la souveraineté territoriale cherokee. Rédigée dans le contexte de la renaissance culturelle permise par le syllabaire de Sequoyah, elle vise à protéger les terres face à l’expansionnisme américain. La Géorgie rejette violemment ce texte, et Andrew Jackson utilise la situation pour promouvoir l’Indian Removal Act. Malgré la reconnaissance de leur souveraineté par la Cour suprême, les Cherokees sont finalement déportés en 1838 lors de la Piste des Larmes

1830 :

L’Intendance de Cuba publie une circulaire réglementant l’arrivée et le statut des Mayas du Yucatán déportés vers les plantations cubaines. Ces autochtones, capturés lors de révoltes, sont envoyés à Cuba sous couvert de “contrats d’immigration”, en réalité une forme de servitude forcée. Le comte de Villanueva encadre administrativement leur travail, leur logement et leur enregistrement. Durant le XIXᵉ siècle, des milliers de Mayas sont ainsi transférés à Cuba, révélant un système méconnu de déportation autochtone dans les Caraïbes.

1847 :

Le batab maya Manuel Antonio Ay est pendu à Valladolid, accusé de préparer une insurrection après la découverte d’une lettre dans son chapeau. Son exécution provoque une indignation massive dans les villages mayas et devient l’étincelle qui déclenche la Guerre des Castes, un conflit d’émancipation qui durera plus de 50 ans. Les Mayas se soulèvent quelques semaines plus tard, fondent des zones autonomes et affrontent l’État mexicain jusqu’au début du XXᵉ siècle.

1862 :

Les Dakotas du Minnesota souffrent de famine à cause des retards de paiement du gouvernement. Le marchand Andrew Myrick refuse de leur donner du crédit et déclare : « S’ils ont faim, qu’ils mangent de l’herbe ». Le 17 août, la guerre éclate ; le 18 août, Myrick est tué lors de l’attaque de la Lower Sioux Agency et retrouvé avec de l’herbe dans la bouche. Son attitude et ses paroles deviennent l’un des déclencheurs immédiats de la guerre des Sioux de 1862.

1863 :

La bataille de Dead Buffalo Lake oppose les forces du général Sibley à un regroupement de guerriers Santee, Yankton, Yanktonai et Lakotas, parmi lesquels Sitting Bull et Gall. Les guerriers tentent de capturer le train de bêtes de somme pour stopper l’avancée américaine, mais sont repoussés. L’escarmouche confirme la présence active de Sitting Bull dans la campagne de 1863, même si l’épisode du “coup compté” n’est pas attesté dans les sources militaires. La bataille s’inscrit dans la répression américaine qui suivit la guerre des Sioux de 1862

1865 :

Une coalition de Cheyennes, Arapahos et Lakotas attaque Platte Bridge Station pour venger le massacre de Sand Creek. Le lieutenant Caspar Collins est tué dans une embuscade. Le même jour, les guerriers détruisent totalement un convoi militaire à Red Buttes. Sitting Bull et Gall participent à l’action, et la tradition lakota rapporte un coup compté de Sitting Bull. Ces batailles marquent le début d’une vaste campagne de vengeance autochtone dans les Plaines du Nord.

1881 :

Sitting Bull se rend à Fort Buford après quatre ans d’exil au Canada. Mais ce n’est que le 26 juillet que l’ensemble de ses partisans (familles hunkpapas, sihasapas et quelques miniconjous) achève le processus de reddition : enregistrement, remise des armes et confiscation des chevaux. Cette date marque la reddition finale du groupe et leur transfert vers la réserve de Standing Rock, mettant fin à l’indépendance militaire lakota.

1913 :

En pleine Révolution mexicaine, plusieurs chefs yaquis protestent contre la spoliation de la vallée du Yaqui et la déportation forcée vers le Yucatán. Profitant du chaos politique, les Yaquis réaffirment leur souveraineté territoriale et reprennent les armes. Ces protestations annoncent la reprise de la résistance yaqui et les conflits majeurs des années suivantes.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Pezhi ou Pah-Zhe, connu sous le nom de John Grass, également appelé Waha-Canka-Yapi (utilisé comme bouclier), tenant une pipe, un sac et un éventail –Smithsonian Institution

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