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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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22 aout

Posted on 22 août 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1567 :

Le gouverneur général Mem de Sá concède officiellement à Araribóia, chef temiminó, les terres situées en face de Rio de Janeiro, sur la rive orientale de la baie de Guanabara. Cette récompense salue son rôle décisif dans l’expulsion des Français de la région. Araribóia y fonde la colonie de São Lourenço dos Índios, qui deviendra la ville moderne de Niterói. L’événement marque l’un des rares cas où un chef autochtone reçoit une concession foncière officielle dans le Brésil colonial.

1670 :

Hiacoomes, Wampanoag de Martha’s Vineyard, prononce son premier sermon officiel devant sa communauté. Converti plusieurs décennies plus tôt, il devient le premier prédicateurautochtone reconnu de l’île, incarnant un christianisme adapté aux traditions wampanoag. Soutenu par la famille Mayhew mais guidé par sa communauté, Hiacoomes inaugure une forme de leadership religieux autochtone qui marque durablement l’histoire spirituelle de Martha’s Vineyard.

1680 :

Après dix jours de siège mené par l’alliance des Pueblos sous la direction de Po’pay, les Espagnols retranchés dans Santa Fe évacuent la ville sous les ordres du gouverneur Antonio de Otermín. Affamés et privés d’eau, ils se replient vers El Paso del Norte, tandis que les guerriers pueblos observent leur retraite sans intervenir. Cette évacuation marque la libération temporaire du Nouveau‑Mexique, les Pueblos retrouvant le contrôle de leurs territoires jusqu’à la reconquête espagnole de 1692.

1777 :

Les troupes britanniques de Barry St. Leger lèvent le siège de Fort Stanwix après la dispersion soudaine de leurs alliés autochtones, notamment les Mohawks de Joseph Brant. Trompés par les rumeurs d’une attaque imminente orchestrée par Benedict Arnold, les guerriers iroquois se retirent, privant St. Leger de son soutien essentiel. L’armée britannique abandonne alors son artillerie et se replie en désordre. Cet échec contribue à la désagrégation du plan britannique dans le nord de l’État de New York et prépare la victoire américaine de Saratoga.

1779 :

La brigade du général James Clinton rejoint l’armée principale du général John Sullivan à Tioga, dans le cadre de l’Expédition Sullivan‑Clinton. Cette jonction rassemble la plus grande force américaine engagée contre la Confédération iroquoise durant la guerre d’indépendance. Elle marque le début des raids systématiques contre les territoires senecas et cayugas, avec la destruction de villages, de greniers et de vergers. L’opération vise à briser le soutien iroquois aux Britanniques et provoque un exode massif vers le Canada.

1784 :

Les marchands russes de Grigori Chelikhov lancent l’assaut principal contre le promontoire d’Awa’uq (Refuge Rock), où plusieurs centaines d’Alutiiq/Sugpiaq s’étaient réfugiés. L’attaque au canon et aux armes à feu provoque la mort de plus de 500 personnes, hommes, femmes et enfants. Les survivants sont soumis à la domination économique et politique des Russes, faisant de ce massacre l’acte fondateur de la colonisation russe en Alaska. Awa’uq demeure aujourd’hui un lieu de mémoire majeur pour les peuples alutiiq.

1806 :

L’expédition de Zebulon Pike atteint un village des Little Osage près des fourches de l’Osage River, dans le Missouri. Pike y tient un grand conseil réunissant les Little Osage, menés par Tuttassuggy (“The Wind”), et les Grand Osage, dirigés par Cheveau Blanc (“White Hair”). Cette rencontre vise à consolider les liens diplomatiques après l’achat de la Louisiane et à affirmer la présence américaine dans la région. L’épisode marque l’un des premiers contacts officiels entre les États‑Unis et les différentes bandes osages.

1815 :

Dans le cadre des négociations de Portage des Sioux menées après la guerre de 1812, les délégués américains signent un traité de paix et d’amitié avec la nation Piankashaw, branche méridionale des Miamis. L’accord vise à rétablir les relations d’avant‑guerre, à confirmer les frontières déjà établies et à empêcher toute alliance future avec les Britanniques. Ce traité s’inscrit dans la série d’accords conclus en 1815 avec les nations du Midwest, marquant la reprise du contrôle américain sur la région.

1838 :

Face aux conditions désastreuses des premiers convois militaires de la Piste des Larmes, le général Winfield Scott accepte la proposition du chef John Ross d’accorder à la Nation Cherokee la gestion autonome de ses propres groupes d’expulsion. Les Cherokees obtiennent ainsi le droit d’organiser la logistique, les itinéraires et l’encadrement de leurs convois vers le Territoire indien. Cette décision marque un tournant dans la déportation : une autonomie relative qui améliore l’organisation, sans atténuer la violence de l’expulsion forcée.

1862 :

Environ 400 à 500 guerriers dakotas, menés par Little Crow, lancent un second assautcoordonné contre Fort Ridgely durant la guerre des Dakotas. Les Dakotas tentent d’approcher par plusieurs directions, mais la garnison américaine, appuyée par une artillerie efficace, repousse l’attaque après plusieurs heures de combat. Incapables de briser les défenses du fort, les guerriers se retirent. Cet épisode marque le point culminant des combats autour de Fort Ridgely.

1865 :

Lors de l’expédition punitive de la Powder River, la compagnie des Pawnee Scouts dirigée par le capitaine Frank North intercepte un groupe de guerriers cheyennes le long de la Powder River. L’escarmouche, brève mais intense, illustre l’usage par l’armée américaine des rivalitésintertribales pour mener ses opérations dans les Plaines. Cet engagement s’inscrit dans la campagne de 1865, destinée à punir les nations ayant attaqué les routes de migration, mais qui se révélera globalement peu concluante.

1868 :

Des groupes de Cheyennes, Arapahos et Kiowas mènent des raids simultanés le long des vallées des rivières Solomon et Republican, au Kansas. Ces attaques visent des ranchs, des postes de commerce et des convois de colons, dans un contexte de tensions croissantes avec l’armée américaine. L’escalade de violence qui suit conduit le général Sheridan à préparer la campagne d’hiver de 1868‑1869, destinée à frapper les villages des nations des Plaines. Cet épisode marque une étape clé dans la montée du conflit dans les Plaines centrales.

1877 :

Après le raid nocturne du 20 août à Camas Meadows où ils ont capturé les mules et chevaux de ravitaillement de l’armée américaine, les guerriers nez‑percés menés par Looking Glass et White Bird achèvent leurs actions d’arrière‑garde. Par des embuscades et des tirs de harcèlement, ils ralentissent efficacement la progression du général Oliver O. Howard, permettant aux familles de poursuivre leur fuite vers le Canada.

1906 :

Les représentants de la Couronne canadienne enregistrent l’adhésion de la bande de New Post au Traité n° 9, dans la région de la baie James. Composée de familles cries et ojibwées, la communauté cède ses droits territoriaux ancestraux en échange d’une réserve, de rentesannuelles et de droits de chasse et pêche sous condition. Cette adhésion s’inscrit dans la seconde phase du traité, qui étend le contrôle fédéral sur les territoires subarctiques de l’Ontario.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

Photo : Le village de Grigory Shelikhov dans la baie des Trois Saints, sur l’île de Kodiak

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