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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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24 aout

Posted on 24 août 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1535 :

Lors de son second voyage, Jacques Cartier atteint l’embouchure du Saguenay, au site actuel de Tadoussac. Il y rencontre des groupes innus (Montagnais) et iroquoiens du Saint‑Laurent, avec lesquels il mène des échanges diplomatiques et commerciaux. Tadoussac, déjà carrefour autochtone majeur, devient un point stratégique pour la suite de l’exploration du Saint‑Laurent. Cette rencontre inaugure les premiers contacts réguliers entre Français et nations autochtones de la région.

1542 :

L’expédition de Francisco de Orellana atteint l’Atlantique après avoir descendu l’Amazone depuis les Andes. Cette première traversée complète du fleuve s’achève après des mois de navigation ponctués de contacts fréquents et parfois violents avec de nombreuses nations amazoniennes, notamment les Omaguas. L’arrivée à l’embouchure marque la fin d’un périple exceptionnel, mais aussi le début de l’intrusion coloniale espagnole dans le bassin amazonien.

1615 :

Samuel de Champlain rejoint le grand bourg wendat de Cahiagué, près du lac Simcoe. Il y retrouve les chefs wendats et algonquins pour confirmer leur alliance militaire et préparer une expédition conjointe contre les Haudenosaunee. Les conseils portent sur la stratégie, les itinéraires et la mobilisation des guerriers. Cette rencontre constitue un moment majeur de la diplomatie franco‑autochtone et de l’engagement de Champlain dans les conflits inter‑nations du nord‑est.

1680 :

Deux semaines après le déclenchement de la Révolte des Pueblos, le gouverneur Antonio de Otermín poursuit la retraite espagnole vers le sud après l’évacuation de Santa Fe. La colonne de réfugiés descend le Rio Grande et traverse le territoire de la nation Pueblo d’Isleta, désormais contrôlé par les guerriers insurgés. Cette étape confirme la perte du centre du Nouveau‑Mexique par les Espagnols et la consolidation de la victoire des Pueblos, qui maintiennent leur autonomie pendant plus de douze ans.

1818 :

Les Quapaw signent à St. Louis un traité avec les États‑Unis (7 Stat. 176) portant sur leurs terres situées le long des rivières Arkansas et Red. L’accord impose une cession territoriale majeure, ne laissant aux Quapaw qu’une petite réserve. En échange, le gouvernement promet des rentes annuelles et une protection contre les colons. Ce traité marque une étape décisive dans la réduction du territoire quapaw et prépare leur déportation ultérieure vers l’Indian Territory.

1821 :

Agustín de Iturbide et Juan O’Donojú signent le traité de Córdoba, qui officialise l’indépendance du Mexique. Fondé sur le Plan d’Iguala, le texte abolit les distinctions de caste héritées de la colonisation espagnole et reconnaît l’égalité civique des peuples autochtones de Mésoamérique. Cette mesure, bien que souvent limitée dans son application réelle, constitue un jalon essentiel dans l’histoire juridique des droits autochtones au Mexique.

1835 :

Les États‑Unis signent le traité de Camp Holmes (7 Stat. 474) avec les Choctaw, Comanche, Creek, Cherokee, Osage, Quapaw, Seneca et Wichita, près de la Canadian River. Dirigée par Montfort Stokes et Matthew Arbuckle, la délégation américaine conclut un accord de paix et de coexistence entre nations déplacées et nations des Plaines. Ce traité, premier du genre avec les Comanches, vise à sécuriser les routes commerciales et à réduire les conflits intertribaux, tout en consolidant l’influence américaine dans l’Indian Territory.

1855 :

Dans le territoire de Washington, des affrontements éclatent entre miliciens américains et guerriers Nisqually et Puyallup. Ces tensions, liées aux droits fonciers et à la pêche contestés par le traité de Medicine Creek, déclenchent l’escalade qui mènera à la guerre de Puget Sound (1855‑1856). L’événement marque l’un des premiers épisodes de violence ouverte entre colons et nations autochtones du Puget Sound.

1877 :

En pleine fuite vers le Canada, les Nez‑Percés menés par Chef Joseph traversent le parc de Yellowstone. Au Lower Geyser Basin, ils capturent le groupe Cowan, des touristes américains, afin de réquisitionner des chevaux et des fournitures indispensables à leur progression. Cet épisode, survenu dans un contexte de poursuite militaire, montre la capacité des Nez‑Percés à déjouer les manœuvres de l’armée américaine et à maintenir leur avance dans l’une des retraites les plus marquantes du XIXᵉ siècle.

1912 :

Le Congrès adopte l’Alaska Second Organic Act, qui crée le Territoire de l’Alaska. La loi maintient la tutelle fédérale sur les terres et ressources naturelles, empêchant toute reconnaissance des droits fonciers autochtones. Les Inuits, Yupiks, Aléoutes et Dénés restent soumis à une administration extérieure qui contrôle la chasse, la pêche et l’accès aux territoires. Cette structure juridique influence directement les grandes revendications territoriales autochtones du Nord au XXᵉ siècle.

1918 :

L’application des règlements de la Convention sur les oiseaux migrateurs au Canada provoque de fortes tensions dans l’Arctique et le Subarctique. Les nouvelles restrictions fédérales limitent la chasse de subsistance des Inuits et Dénés, essentielle à leur survie. Conçues sans consultation, ces lois imposent une gestion coloniale des ressources et deviennent un enjeu majeur des revendications territoriales et culturelles autochtones du Nord au XXᵉ siècle.

1921 :

Des rapports officiels paraguayens documentent l’expulsion de communautés Enxet et Sanapaná du Gran Chaco. Ces déplacements forcés visent à étendre les concessions industrielles de quebracho (tanin) et les ranchs bovins. L’opération s’inscrit dans la colonisation interne du Chaco, marquée par la confiscation des territoires de chasse et la destruction des forêts autochtones. Ces archives constituent aujourd’hui des preuves majeures dans les revendications territoriales des peuples du Chaco.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

Photo : Tzi-Kal-Tza ou Halahtookit (Daytime Smoke), Nez Percé, autour de 1866-67 – Charles Alfred Zimmerman- Denver Art Museum

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