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De mes lectures indiennes

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16 Septembre

Posted on 16 septembre 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1620 :

Le Mayflower quitte Plymouth (Angleterre) pour traverser l’Atlantique. Dévié par les tempêtes, le navire atteint en novembre les terres wampanoags autour de Patuxet, où les colons s’installent en décembre 1620. Ce débarquement inaugure les premiers contacts durables avec Massasoit, Tisquantum et les Wampanoags, menant au traité de paix de 1621. L’événement marque le début d’une présence coloniale permanente en Nouvelle‑Angleterre et de relations complexes entre Européens et nations autochtones.

1684 :

Les autorités de Marblehead examinent la pétition de James Quannapowit, fils du sachem Wenepoykin, qui accuse les colons d’avoir distribué des terres Naumkeag lui appartenant. Les arbitrages de septembre aboutissent à la signature d’un deed confirmant le “titre légitime” des Anglais, en échange d’une reconnaissance formelle des droits initiaux de Quannapowit. Cet accord constitue l’un des derniers litiges fonciers Naumkeag avant la disparition politique de la nation dans les archives coloniales.

1810 :

Miguel Hidalgo lance le Grito de Dolores, appel à l’insurrection contre la domination espagnole. Son armée initiale est composée de milliers de paysans indigènes et métis (Nahuas, Otomis, Purépechas) mobilisés pour la restitution des terres communales et l’abolition des tributs coloniaux. Cette mobilisation populaire donne une ampleur immédiate au soulèvement et marque le début de la guerre d’indépendance du Mexique.

1851 :

Au camp de Horse Creek, les représentants américains et les chefs cheyennes, lakotas, arapahos, crows, assiniboines, mandans, hidatsas et arikaras concluent les négociations du traité de Fort Laramie. Les discussions fixent les frontières tribales, les droits de passage des migrants et les engagements de paix. Le traité est signé le 17 septembre, devenant le premier grand accord territorial des Plaines du Nord. Malgré son importance, il sera rapidement violé par les autorités américaines.

1868 :

Les éclaireurs du colonel Forsyth repèrent des traces de campements cheyennes et lakotas le long de l’Arikaree Fork, au Colorado. Ces indices révèlent la présence de groupes guerriers dans la région. À l’aube du 17 septembre, les Cheyennes, menés par Roman Nose, lancent une attaque surprise, encerclant les éclaireurs sur une île sablonneuse. Cet affrontement deviendra la bataille de Beecher Island, épisode majeur des guerres des Plaines.

1879 :

Dans les Black Range Mountains (Nouveau‑Mexique), Victorio repère une colonne du 9ᵉ régiment de cavalerie et prépare une embuscade. À l’aube du 17 septembre, les guerriers Warm Springs attaquent depuis les hauteurs, infligeant de lourdes pertes avant de se replier rapidement. L’opération illustre la mobilité tactique de Victorio et constitue l’un des affrontements marquants de la guerre de Victorio, caractérisée par des raids rapides et une parfaite maîtrise du terrain.

1893 :

Près de 100 000 colons participent au gigantesque Land Run ouvrant le Cherokee Outlet à la colonisation. Les Cherokees ont été pressurés pour céder ces terres au gouvernement fédéral, dans le cadre du Dawes Act et de la politique des “surplus lands”. En quelques heures, des villes surgissent et plus de 6 millions d’acres sont revendiqués par les colons. L’événement marque l’une des plus grandes spoliations territoriales de la Nation Cherokee.

1904 :

Plusieurs arrêtés régionaux sont adoptés dans le sud du Chili pour délimiter les réductions mapuches (títulos de merced) et ouvrir les terres “excédentaires” à la colonisation. Ces mesures retirent aux communautés l’accès à leurs terres agricoles ancestrales, dans la continuité de l’occupation de l’Araucanie. L’année 1904 marque une étape clé de l’expropriation administrative des Mapuches et de la transformation forcée de leur territoire.

1910 :

Lors des fêtes du Centenaire de l’Indépendance organisées par Porfirio Díaz, des délégations indigènes sont exhibées dans des défilés folkloriques à Mexico. Au même moment, les mouvements paysans zapatistes, majoritairement indigènes, dénoncent la spoliation des ejidos (propriété foncière collective) et préparent l’insurrection. Ce contraste entre célébration officielle et crise agraire annonce la Révolution mexicaine, qui éclate deux mois plus tard.

1919 :

Le gouvernement canadien durcit l’application des règlements sur la chasse au morse, au caribou et au bœuf musqué dans l’Arctique. Plusieurs ordonnances régionales restreignent les droits de subsistance des Inuits sans consultation, au nom d’une “conservation” coloniale. Ces mesures fragilisent l’autonomie alimentaire des communautés et marquent une étape clé dans la gestion étatique du gibier arctique, qui deviendra plus coercitive dans les décennies suivantes.

1921 :

Sous la présidence de Leguía, une série de décrets d’application de la Constitution de 1920 lance la première inscription officielle des Comunidades Indígenas quechuas et aymaras. Ces actes définissent la personnalité juridique des communautés et les procédures de délimitation des terres communales, dans un contexte de fortes tensions foncières. Ils inaugurent la première vague de reconnaissance territoriale indigène au Pérou.

1924 :

Le gouvernement panaméen adopte des résolutions imposant écoles assimilatrices et contrôle policier dans l’archipel de San Blas, réduisant l’autonomie des communautés Guna. Ces mesures, perçues comme un déni de souveraineté, provoquent une forte mobilisation indigène. Elles conduisent directement à la Révolution Kuna de 1925, qui débouchera sur la création de la comarca autonome Guna Yala.

1926 :

Un tribunal fédéral américain confirme que les droits de pêche réservés par traité aux nations de la côte Nord‑Ouest, notamment les Quinault, ne peuvent être restreints par les autorités de l’État de Washington. La cour juge illégales les limitations locales qui empêchent l’accès aux sites habituels et accoutumés garantis par les traités de 1855–1856. Cette décision devient un précédent majeur dans la défense des droits autochtones, préfigurant la jurisprudence qui mènera à la Boldt Decision de 1974.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

Photo : Une scène lors de l’ouverture du Cherokee Outlet en 1893 – Oklahoma Historical Society

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