Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1502 :
Lors de son quatrième voyage, Christophe Colomb jette l’ancre près du village de Cariay, sur la côte du Costa Rica, à proximité de l’actuelle Limón. Il y établit les premiers contacts européens avec les peuples chibchas et huetares, organisés en chefferies côtières et engagés dans des réseaux d’échanges régionaux. Les interactions sont d’abord pacifiques, marquées par des échanges de vivres et d’objets en or. Cet épisode constitue l’une des premières rencontres documentées entre Européens et sociétés autochtones de l’isthme centraméricain.
1519 :
Après plusieurs semaines de combats, Hernán Cortés entre pacifiquement dans la cité de Tlaxcala. Les dirigeants tlaxcaltèques, menés par Xicotencatl l’Ancien, choisissent l’alliance avec les Espagnols contre l’Empire aztèque. Cette décision fournit à Cortés des milliers de guerriers, des vivres et une légitimité politique décisive. L’alliance tlaxcaltèque devient l’un des fondements de la conquête du Mexique et prépare la marche vers Tenochtitlan.
1675 :
Durant la guerre du Roi Philip, la compagnie du capitaine Thomas Lathrop est anéantie à Muddy Brook (South Deerfield, Massachusetts) par une coalition pocumtuc, nipmuc et wampanoag menée par le sachem Sangumachu. Sur 84 hommes, 76 sont tués en quelques minutes. L’embuscade s’inscrit dans un long contexte de tensions : déclin du pouvoir pocumtuc après la guerre contre les Mohawks (1664–1665), griefs contre les colons et alliances avec Metacomet. L’attaque, facilitée par l’imprudence anglaise, entraîne une réorganisation de la milice et contribue à la décision d’attaquer les Narragansetts cet hiver. La victoire pocumtuc est suivie de représailles meurtrières en 1676 (massacre de Peskeompscut), provoquant l’effondrement définitif de la confédération. Les survivants se dispersent vers les Abenakis et participent aux raids de Deerfield jusqu’en 1704. Pour les colons, “Bloody Brook” devient un lieu de mémoire fondateur, célébré par des monuments en 1835 et 1838.
1675 :
Au début de la guerre du Roi Philip, les chefs narragansetts sont convoqués à Boston et signent sous forte pression un traité de neutralité avec les autorités du Massachusetts Bay. Les colons exigent que les Narragansetts ne soutiennent pas les Wampanoags et livrent tout réfugié allié à Metacomet. Malgré cette signature, la méfiance demeure et les tensions s’aggravent. Quelques mois plus tard, les autorités coloniales accuseront les Narragansetts de duplicité et lanceront une attaque préventive contre eux, déclenchant la Great Swamp Fight de décembre 1675.
1810 :
La création de la Première Junte nationale à Santiago marque le début de l’indépendance du Chili. Ce changement politique redéfinit le cadre des relations avec les Mapuches, jusque‑là autonomes au sud du Biobío sous le système colonial des parlamentos. Les autorités mapuches adoptent une neutralité prudente, tandis que la Junte cherche à sécuriser la frontière et à tester la loyauté des chefs. L’événement ouvre une période d’incertitude diplomatique qui prépare les recompositions du XIXᵉ siècle en Araucanie.
1813 :
Après le massacre de Fort Mims, la nouvelle du soulèvement des Red Sticks se répand dans le Sud. À Nashville, le gouverneur William Blount appelle la législature à “punir” les Creeks et à mobiliser les volontaires, dans un climat de vengeance généralisée. Ces appels précipitent l’entrée en campagne d’Andrew Jackson, qui mènera les opérations décisives de la Creek War jusqu’à Horseshoe Bend et au traité de Fort Jackson.
1823 :
Trente et un Séminoles signent une version du Traité de Moultrie Creek, confirmant les concessions négociées plus tôt dans le mois. Six chefs (John Blunt, Eneah Emathla, Emathlochee, Tuski Hadjo, Econchattemicco et Mulatto King) reçoivent de grands domaines pour appuyer l’accord. Les Séminoles cèdent leurs terres au nord de Tampa Bay, doivent restituer les esclaves fugitifs et reçoivent une annuité de 5 000 dollars. Les terres réservées sont pauvres et marécageuses, sous la supervision de l’agent américain James Gadsden. Cette signature complète la ratification du traité et prépare les tensions qui mèneront à la Seconde Guerre séminole.
1830 :
Les commissaires américains ouvrent les négociations officielles du Traité de Dancing Rabbit Creek avec les chefs choctaws dans le Mississippi. Menés sous forte contrainte, ces pourparlers préparent la signature du premier grand traité d’expulsion consécutif à l’Indian Removal Act. Quelques jours plus tard, le traité du 27 septembre entraîne la cession de millions d’acres et l’exil de milliers de Choctaws vers le Territoire indien, inaugurant la Piste des Larmes.
1838 :
Au cours de la déportation des Potawatomis, le général John Tipton transmet le commandement du convoi au juge William Polke à Danville (Illinois). Cette transition intervient alors que la marche, déjà meurtrière, se poursuit dans des conditions extrêmes de chaleur, de maladie et de pénurie. Polke prend en charge la progression vers le Missouri puis le Kansas, où la Piste de la Mort fera plus de 40 victimes, principalement des enfants.
1851 :
L’armée américaine établit Fort Defiance au cœur des terres ancestrales des Navajos, dans une zone de pâturage essentielle aux bandes de Manuelito. La prise de contrôle militaire des sources d’eau et des pâturages déclenche immédiatement des raids navajos et des expéditions punitives. Le fort devient le centre de la présence américaine en Diné Bikéyah et ouvre une décennie de tensions croissantes qui mèneront aux campagnes de 1860 puis à la Longue Marche de 1864.
1851 :
A Pinto Creek (Utah), le surintendant O. H. Irish conclut un traité avec les chefs Paiutes du Sud (Pi‑ede et Pah‑Ute). L’accord prévoit la cession de leurs territoires en échange de protections fédérales et d’une aide agricole. Signé dans un contexte de famine et de pression coloniale, le traité n’est que partiellement respecté : les colons continuent d’empiéter sur les points d’eau et les terres paiutes. Cet épisode inaugure la réduction territoriale et la dépendance forcée des Paiutes dans l’Utah.
1862 :
Durant la guerre us‑dakota, le colonel Henry Sibley quitte Fort Ridgely avec ses troupes pour avancer dans la vallée du Minnesota. Cette progression vise à poursuivre les Dakotas de Little Crow après les attaques de l’été. Cinq jours plus tard, elle aboutit à la bataille de Wood Lake, victoire décisive des forces américaines qui met fin à la phase principale du soulèvement. L’avancée de Sibley ouvre ensuite la voie aux arrestations massives et aux procès militaires de Mankato.
1865 :
1865, à Pinto Creek (Utah), le surintendant O. H. Irish signe un nouveau traité avec des chefs Paiutes du Sud, distinct de l’accord de 1851. Ce texte vise à rétablir la paix après les tensions de la guerre civile, à encadrer les déplacements autochtones et à préparer une réserve qui ne sera jamais créée. Bien que moins connu, ce traité de 1865 confirme la volonté fédérale de contrôler les Paiutes du Sud et s’inscrit dans la continuité des politiques de spoliation initiées dès 1851.
1879 :
Durant la guerre de Victorio, le chef apache Victorio et une soixantaine de guerriers tendent une embuscade dans un canyon étroit du Las Animas Creek (Nouveau‑Mexique). Quatre compagnies du 9ᵉ régiment de cavalerie sont prises sous le feu depuis les hauteurs et doivent se replier après avoir subi des pertes sensibles. L’affrontement illustre la maîtrise tactique de Victorio dans les terrains canyonisés du Sud‑Ouest et s’inscrit dans la série de raids menés en septembre 1879 contre les forces américaines.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
Photo :Camp apache en arizona vers 1892 – Special Collections and Archives, University Libraries, University of Nevada, Las Vegas. Las Vegas, Nevada.
