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De mes lectures indiennes

Black Berroy

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21 juillet

Posted on 21 juillet 2026

Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1776 :

Des guerriers cherokees attaquent un poste fortifié près d’Eaton’s Station, dans l’actuel Tennessee, pour freiner l’avancée des colons sur leurs terres. Cette offensive s’inscrit dans la stratégie de Dragging Canoe et de ses alliés, qui refusent la perte progressive des territoires cherokees. L’attaque provoque une panique parmi les colons et entraîne la mobilisation des milices de Caroline du Nord et de Virginie. Dans les jours suivants, les troupes coloniales lancent des campagnes de représailles contre les villages cherokees. Cet affrontement du 21 juillet marque le début officiel des guerres cherokees de 1776.

1801 :

Les États‑Unis signent avec les Chickasaws un traité autorisant la construction et l’entretien de la Natchez Trace à travers leurs territoires. Cet accord, conclu à Fort Chickasaw, ne cède pas de terres mais concède un droit de passage stratégique. La route devient un axe majeur de transport, facilitant l’expansion américaine et augmentant la pression sur les terres autochtones. Ce traité inaugure une série d’accords qui mèneront aux cessions foncières et à la déportation chickasaw dans les années 1830.

1806 :

Dans la vallée de la Yellowstone, des guerriers Crows volent vingt‑quatre chevaux au détachement de William Clark. Le raid, mené de nuit et sans violence, prive l’expédition Lewis & Clark de la majorité de ses montures. Clark note dans son journal qu’il ne reste qu’un seul cheval au matin. Cet épisode illustre la maîtrise équestre crow et la vulnérabilité de l’expédition lors de son retour vers l’est.

1814 :

Dans le cadre de la guerre de 1812, une coalition de Sauks, Fox et Kickapoos attaque les troupes américaines près de Rock Island Rapids, sur le Mississippi. Les guerriers repoussent les bateaux de ravitaillement du major John Campbell, contraint de battre en retraite. Cette action vise à protéger les territoires agricoles de l’Illinois, menacés par l’expansion américaine. Black Hawk, alors chef influent, participe à la coordination de la résistance. L’affrontement marque l’un des rares succès autochtones de la campagne de 1814. Il retarde temporairement l’avancée américaine dans la région et renforce la détermination des nations alliées à défendre leurs terres.

1832 :

Les forces du général James Henry affrontent la bande de Black Hawk lors de la bataille de Wisconsin Heights. Les Sauks et Meskwakis, épuisés, tentent de protéger leur retraite vers la Wisconsin River. Les rapports militaires américains évoquent 68 morts, tandis que Black Hawk affirme n’avoir perdu que 6 hommes. La majorité de la bande parvient à s’échapper, mais cette bataille ouvre la voie au massacre de Bad Axe dix jours plus tard, mettant fin à la guerre de Black Hawk.

1852 :

Le gouvernement américain reçoit à Washington le traité signé quelques semaines plus tôt, le 1er juillet, à Santa Fe, entre les États‑Unis et plusieurs chefs apaches. Ce traité, négocié par le colonel E. V. Sumner, vise à instaurer une paix durable, à encadrer le commerce et à mettre fin aux raids transfrontaliers. Les chefs apaches s’engagent à cesser les hostilités et à remettre les captifs mexicains, tandis que les États‑Unis promettent protection et régulation des échanges. Bien que présenté comme un accord de paix, ses clauses seront rapidement violées par les colons et les autorités locales.

1905 :

Les commissaires canadiens signent à Osnaburgh l’adhésion des Ojibways de Mishkeegogamang au Traité n° 9, l’une des premières signatures de ce traité majeur. Les Anishinaabeg acceptent des réserves, des droits de chasse et une annuité en échange de la souveraineté nominale sur leurs terres ancestrales du nord de l’Ontario. Les commissaires donnent des assurances orales qui ne figurent pas dans le texte écrit, créant un contentieux durable. Le traité ouvre la voie à l’exploitation des ressources du nord et structure encore aujourd’hui les droits autochtones.

1925 :

Le Danemark adopte la Lov om Grønlands Styrelse, une loi qui réorganise entièrement l’administration du Groenland. Elle crée la Grønlands Styrelse, organe central chargé de gérer l’éducation, la chasse, l’économie et les infrastructures depuis Copenhague. La loi introduit aussi des conseils locaux consultatifs, première forme de représentation groenlandaise. Elle modernise l’éducation, notamment en ouvrant des écoles secondaires et en renforçant l’enseignement du danois. La chasse et les activités de subsistance sont désormais strictement réglementées par l’administration coloniale. Bien que présentée comme une réforme progressiste, cette loi de 1925 consolide surtout le contrôle danois sur la société inuit plutôt qu’elle ne reconnaît des droits autochtones formels.

N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant

  • Photo : Indien Kickapoo. Département d’anthropologie, Exposition universelle de 1904 – Missouri History Museum

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