Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1519 :
Après avoir scellé une alliance stratégique avec les Totonaques à Cempoala, Hernán Cortés saborde ses navires et entame la marche vers Tenochtitlan. Son armée, composée d’environ 400 Espagnols et 13 000 guerriers totonaques, inaugure le système d’alliances indigènes qui jouera un rôle décisif dans la chute de l’Empire mexica. Ce départ marque l’entrée de Cortés dans l’intérieur du Mexique et le début de la grande coalition anti‑mexica.
1680 :
Les guerriers de la coalition Pueblo, dirigés par Po’pay, encerclent Santa Fe et engagent un siège total. Ils incendient les bâtiments autour du Palais des Gouverneurs et coupent l’accès à l’eau, acculant le gouverneur Otermín. Quelques jours plus tard, les Espagnols abandonnent le Nouveau‑Mexique. Cet épisode marque l’apogée de la Révolte des Pueblos et la restauration temporaire de l’autonomie autochtone.
1692 :
La campagne de Diego de Vargas pour reconquérir le Nouveau‑Mexique est en pleine progression. Après douze ans d’autonomie pueblo, Vargas avance vers Santa Fe avec une petite force militaire et des auxiliaires autochtones, préparant la reprise du territoire sans combat. Cette reconquête, proclamée en septembre, marque le retour de la domination espagnole après la révolte des Pueblos de 1680.
1777 :
Lors de la bataille de Bennington, des guerriers abénaquis et iroquois combattent aux côtés des forces britanniques et allemandes de Burgoyne. La défaite totale de cette colonne prive l’armée britannique d’approvisionnement et affaiblit gravement sa campagne. Cet épisode devient un tournant majeur, menant directement à la capitulation de Saratoga, qui change le cours de la guerre d’indépendance.
1812 :
Les forces britanniques d’Isaac Brock et la confédération autochtone menée par Tecumseh encerclent Fort Detroit. Grâce à une ruse tactique donnant l’illusion d’une armée autochtone immense, le général américain William Hull capitule sans condition. La prise de Detroit livre la ville et le Michigan aux Britanniques et constitue un tournant majeur de la guerre de 1812.
1851 :
Un traité est signé à Reading’s Ranch (Cottonwood Creek) entre les commissaires fédéraux et plusieurs nations autochtones du nord de la Californie. L’accord prévoit des réserves, des protections territoriales et des garanties de subsistance. Mais en 1852, le Sénat refuse de ratifier ce traité et les 17 autres, ouvrant les terres à la colonisation et privant les nations signataires de toute reconnaissance. Cet épisode devient un jalon majeur de la spoliation des peuples autochtones de Californie.
1862 :
Les $71 000 en or destinés aux Dakotas arrivent enfin à Fort Ridgely, après des mois de retard alors que la population souffre d’une famine extrême. Le paiement, bloqué par les agents et les marchands, n’apaise pas les tensions. Le 17 août, une altercation à Acton déclenche la guerre des Dakotas, conflit majeur né de la rupture des engagements fédéraux et de la détresse des Santee Sioux.
1863 :
Les colonnes du colonel Kit Carson brûlent méthodiquement les champs de maïs et saisissent les troupeaux navajos en avançant vers Canyon de Chelly. Cette stratégie de terre brûlée, ordonnée par le général Carleton, vise à affamer les Navajos pour les contraindre à la reddition. Cette phase prépare directement la Longue Marche de 1864, déportation massive vers Bosque Redondo.
1866 :
Le gouvernement américain proclame officiellement deux traités majeurs : celui avec les Chippewas de Saginaw, Swan Creek et Black River (Michigan), confirmant de nouvelles cessions de terres, et celui avec la Nation séminole, imposant la restructuration complète de leur territoire dans le Territoire indien. Ces proclamations s’inscrivent dans la politique de reconstruction post‑guerre civile et redéfinissent les frontières et obligations de plusieurs nations autochtones.
1868 :
La Sociedad de Fomento Montevideano fonde officiellement le Pueblo Atahualpa, quartier historique de Montevideo nommé en hommage au dernier empereur inca. La cérémonie inaugurale est marquée par l’envol d’un aérostat décoré de symboles patriotiques. Ce projet s’inscrit dans l’expansion urbaine du XIXᵉ siècle et dans l’usage des figures autochtones continentales comme symboles républicains dans la culture uruguayenne.
1877 :
Une semaine après la bataille de Big Hole, l’avant‑garde du général Howard reprend la poursuite des Nez‑Percés menés par Chief Joseph, Looking Glass et White Bird. Malgré les pertes, les Nez‑Percés maintiennent une retraite organisée vers le Montana. Le 18 août, ils mènent un raid nocturne à Camas Meadows, capturant les mules de l’armée américaine et retardant Howard, gagnant un temps crucial dans leur fuite vers le nord.
1896 :
Keish (Skookum Jim) et Káa Goox (Tagish Charlie), de la Première Nation Tagish, découvrent de riches gisements d’or à Rabbit Creek, bientôt renommé Bonanza Creek. Avec leur parent George Carmack, ils déclenchent la ruée vers l’or du Klondike, qui attire des dizaines de milliers de prospecteurs. Cet événement bouleverse profondément le territoire et le mode de vie des peuples autochtones du Yukon.
1901 :
L’intellectuel mapuche Arturo Huenchullán Medel, futur dirigeant de la Sociedad Caupolicán (1925) naît à Victoria. Premier Mapuche à étudier aux États‑Unis (George Peabody College), il devient dans les années 1930 député et l’une des voix les plus influentes du mouvement autochtone chilien. Son parcours marque l’entrée des Mapuches dans une modernité politique articulant éducation, défense territoriale et représentation nationale.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
- Photo : Portrait de Black Eagle, Nez Percé – 1900 – National Anthropological Archives
