Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1513 :
Après avoir traversé l’isthme de Panama avec l’aide de guides autochtones, notamment les hommes du cacique Comagre, Vasco Núñez de Balboa aperçoit la « Mer du Sud » depuis un sommet de la cordillère. Quelques jours plus tard, il atteint la côte pacifique et en prend possession au nom de l’Espagne. Cet acte fondateur ouvre la voie à la domination espagnole sur les peuples autochtones du littoral pacifique d’Amérique centrale et du Sud.
1539 :
Lors de l’expédition de Hernando de Soto en Floride, les Espagnols progressent depuis la province apalachee vers les territoires timucuas. Les chroniques rapportent plusieurs escarmouches avec des groupes autochtones qui harcèlent les fourrageurs et ralentissent l’avancée. Ces affrontements illustrent la résistance des nations timucuas et apalachees face à l’invasion espagnole du Sud‑Est.
1689 :
Durant la guerre du Roi Guillaume, des guerriers abénaquis alliés aux Français affrontent les forces anglaises près de Casco Bay (Maine). Leur objectif est de chasser les colons des terres wabanakies. Le colonel Benjamin Church mène une contre‑offensive, donnant lieu à plusieurs combats dans la région, dont le raid traditionnellement associé à Deering Oaks. Ces affrontements annoncent le siège de Fort Loyal en 1690.
1714 :
Les Cinq Nations iroquoises écrivent au gouverneur de New York pour annoncer que les Tuscaroras, réfugiés après la guerre de 1711–1713, souhaitent rejoindre la Confédération. Cette déclaration marque le début de leur intégration comme Sixième Nation, officialisée dans les années suivantes. Leur retour renforce la puissance diplomatique haudenosaunee au début du XVIIIᵉ siècle.
1776 :
Lors de l’expédition Domínguez‑Escalante, les deux franciscains atteignent la région du lac Utah et établissent un contact pacifique décisif avec les Utes Timpanogos. Grâce à leur guide Ute, Silvestre, ils concluent des accords de passage et reçoivent des informations essentielles sur les routes du Grand Bassin. Cette rencontre marque l’un des moments diplomatiques les plus importants de l’expédition.
1793 :
Près de Knoxville, environ 300 Chickamaugas attaquent le fort d’Alexander Cavett. Après un bref siège, John Watts obtient une reddition en promettant la vie sauve aux colons. Lorsque le fort s’ouvre, Doublehead massacre les défenseurs malgré l’accord, ne laissant qu’un garçon que Watts tente de protéger. Cet épisode devient l’un des événements les plus marquants de la guerre des Chickamaugas.
1803 :
Après la capture du navire Boston par Maquinna des Nuu‑chah‑nulth, les navires américains et britanniques modifient leurs pratiques au Nootka Sound. À l’automne, des négociations indirectes s’engagent et les chefs de la côte renforcent leur contrôle autochtone sur le commerce de la loutre de mer : fixation des prix, limitation des points d’échange, surveillance des capitaines. L’année 1803 marque un tournant dans l’équilibre du pouvoir maritime sur la côte Nord‑Ouest.
1838 :
Durant la déportation des Potawatomis, le convoi franchit la rivière Sangamon en Illinois. La sécheresse, le manque d’eau et les maladies provoquent la mort de nombreux enfants et personnes âgées. Escortés par la milice de l’Indiana, environ 850 Potawatomis marchent vers le Kansas dans des conditions extrêmes. Cette étape de la “Piste de la Mort” illustre la brutalité des politiques de déplacement forcé imposées aux nations autochtones du Midwest.
1867 :
Les autorités fédérales arrêtent les modalités définitives d’allotissement des terres des Omaha et des Ho‑Chunk au Nebraska. Ces ajustements réduisent encore leurs territoires traditionnels de chasse et ouvrent des terres “excédentaires” à la colonisation. Ils s’inscrivent dans la politique d’allotissement qui morcelle les réserves et fragilise l’autonomie des nations autochtones de la vallée de la Platte.
1875 :
Lors de l’expédition arctique britannique de George Nares, les équipages de l’Alert et du Discovery s’installent pour l’hiver sur la côte nord de l’île d’Ellesmere. Avec leurs guides inuits, notamment Hans Hendrik, ils organisent les dépôts de nourriture indispensables à la survie et aux futures reconnaissances en traîneau. Cette étape illustre la dépendance des explorateurs européens envers les savoirs inuits dans l’Arctique.
1877 :
Durant leur retraite vers le Canada, les Nez‑Percés du chef Joseph progressent dans la région de la Musselshell River et des Missouri Breaks, cherchant à distancer les troupes des généraux Howard et Miles. Cette journée de marches forcées les rapproche de la Judith Basin, qu’ils atteindront quelques jours plus tard avant d’être interceptés à Bear Paw. Elle marque l’une des dernières étapes de leur fuite héroïque de 1 900 km.
1902 :
Dans la continuité de la zzzz, un groupe de rebelles mayas cruzoob mène une attaque surprise contre un poste militaire mexicain dans la jungle du Quintana Roo. Bien que Chan Santa Cruz soit tombée en 1901, la résistance maya se poursuit sous forme de guérilla, visant à maintenir l’autonomie religieuse et politique des communautés insurgées. Septembre 1902 est marqué par plusieurs escarmouches contre les troupes fédérales.
1915 :
Dans le contexte du Plan de San Diego, un groupe armé composé de Mexicains, de Tejanos et d’Amérindiens mène un raid transfrontalier près de Progreso, au Texas. L’attaque provoque un engagement avec la cavalerie américaine et s’inscrit dans une série d’actions visant à contester la domination anglo‑américaine dans la vallée du Rio Grande. Ces raids entraînent une répression sévère contre les communautés mexico‑américaines du Sud‑Texas.
1926 :
Le Conseil des Six‑Nations de Grand River soumet au gouvernement canadien un dossier officiel de réclamations territoriales fondé sur la violation du Haldimand Grant de 1784. Le mémoire dénonce les ventes illégales de terres et les réductions unilatérales de la réserve opérées depuis le XIXᵉ siècle. Cette démarche marque une étape majeure dans la lutte des Haudenosaunee pour la reconnaissance de leurs droits fonciers sur la vallée de la Grand River.
N’hésitez pas à me compléter ou à me corriger le cas échéant
Contenu placé sous licence Creative Commons CC BY-NC 4.0.
Partage autorisé avec attribution obligatoire à blackberroy.com
Photo : Mnigh-di-tai et sa fille, femme du chef Omaha Yellow Smoke (Shoudé-Nasi), prise au Jardin zoologique d’acclimatation du Bois de Boulogne pour la collection du Prince Roland Bonaparte – 1883 – par Pierre Petit, photographe à Paris
