Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1531 :

Le conquistador Nuño Beltrán de Guzmán fonde San Miguel de Culiacán dans le Sinaloa, ouvrant la voie à la conquête du Nord‑Ouest mexicain. Cette implantation coloniale s’accompagne de campagnes particulièrement violentes contre les peuples Totorames et Tahues, soumis par les expéditions de Guzmán. La fondation de Culiacán devient un centre militaire et administratif clé pour l’expansion espagnole dans la région.

1538 :

Pedro Anzúrez de Camporredondo fonde La Plata (aujourd’hui Sucre) sur les terres de la confédération Charca. Cette implantation ouvre la voie au contrôle colonial espagnol des hautes terres boliviennes : réorganisation des communautés, imposition des encomiendas et intégration des Charcas dans les circuits miniers andins. La Plata devient rapidement un centre administratif majeur de la domination coloniale.

1637 :

A Hartford, des délégués mohegans, narragansetts et anglais négocient les conditions de soumission des survivants pequots après le massacre de Mystic. Cette session confirme la répartition des captifs et la dissolution de leurs villages, préfigurant le traité de Hartford de 1638. Ces accords régionaux marquent une étape clé dans la destruction politique de la nation pequot.

1709 :

Des guerriers tobosos et bandes alliées attaquent la mission franciscaine de San Francisco Solano en Coahuila, s’opposant à l’expansion du système missionnaire sur leurs territoires de chasse. Le raid provoque la fuite de néophytes et des pertes matérielles, ralentissant l’avancée coloniale. Cet épisode illustre la résistance armée des peuples nomades du Nord mexicain face à la sédentarisation forcée.

1769 :

L’expédition de Gaspar de Portolá campe près de l’actuelle Monterey lors de son exploration de la côte centrale californienne. Le long de la Salinas River, des membres de la troupe rencontrent un petit groupe de chasseurs autochtones, probablement rumsen ohlone. L’expédition poursuit ensuite sa marche vers le nord, ne reconnaissant pas encore la baie de Monterey et ouvrant la route vers San Francisco.

1779 :

Le général John Sullivan déclare achevée l’expédition de la terre brûlée menée contre les nations iroquoises durant la guerre d’Indépendance. Plus de 40 villages senecas et cayugas sont détruits, ainsi que leurs vergers et réserves vivrières. Cette campagne provoque un exodemassif vers le Canada britannique et marque l’un des épisodes les plus dévastateurs de l’histoire iroquoise.

1806 :

Zebulon Pike tient un grand conseil avec les Pawnees Kitkahahki, estimant la présence d’environ 400 guerriers. Il cherche à obtenir leur allégeance aux États‑Unis, alors que les Pawnees viennent de recevoir un drapeau espagnol. Après un échange tendu, ils acceptent provisoirement les demandes de Pike. Cet épisode illustre la lutte d’influence entre États‑Unis et Espagne dans les Plaines centrales.

1821 :

Au lendemain de l’indépendance proclamée à Mexico, les élites locales des provinces du Sud et de l’Amérique centrale signent des actes de capitulation reconnaissant le nouvel Empire mexicain. Ce transfert de souveraineté redéfinit le statut juridique des peuples autochtones, désormais intégrés comme citoyens théoriques du nouvel État, tandis que leurs territoires sont incorporés dans l’ordre national post‑colonial.

1835 :

Les autorités mexicaines exigent la restitution du canon de Gonzales, prêté aux colons pour se défendre des raids comanches. Les Texians refusent et mobilisent la milice locale, transformant un différend administratif en confrontation politique. Dans cette région disputée entre Comanches, Mexicains et Anglo‑Américains, l’incident ouvre la voie au premier affrontement de la révolution texane.

1865 :

La Peace Commission américaine conclut avec les chefs cheyennes et arapahos des accords préliminaires à Little Arkansas, reconnaissant les torts du massacre de Sand Creek et préparant la signature du traité d’octobre. Ces engagements prévoient l’indemnisation des survivants et la création d’une nouvelle réserve hors du Colorado, ouvrant la voie à la cession des terres autochtones de la région.

1877 :

Près de Crow Agency sur la Yellowstone River, des éclaireurs crows et des détachements américains affrontent les arrière‑gardes nez‑percées durant la fuite vers le Canada. L’escarmouche, brève mais stratégique, permet à Miles de confirmer la direction de la colonne de Chef Joseph et précipite l’encerclement final aux Bear Paw Mountains.

1879 :

Les Utes de White River tendent une embuscade stratégique à Milk Creek, dans le Colorado, contre la colonne du major Thomas Thornburgh envoyée pour imposer les politiques coercitives de l’agent Nathan Meeker. Thornburgh est tué dès l’ouverture du combat. Les Utes choisissent le terrain, contrôlent l’engagement et maintiennent près de 190 soldats immobilisés pendant six jours, démontrant leur détermination à défendre leur patrie, leur souveraineté et leur mode de vie.

1915 :

Près d’Ojinaga sur le Rio Grande, des factions révolutionnaires, comprenant de nombreux Yaquis intégrés aux forces armées, affrontent des détachements ennemis dans une série d’incursions transfrontalières. Les combats provoquent des mouvements de réfugiés autochtones vers le Texas et un durcissement de la surveillance américaine. Cet épisode illustre la dimension autochtone et frontalière de la Révolution mexicaine.

1924 :

Ottawa ratifie par décret l’extension des patrouilles de la GRC dans le Haut‑Arctique, notamment à Craig Harbour et sur l’île Ellesmere. Cette mesure vise à affirmer la souveraineté canadienne, à renforcer la surveillance des communautés inuites et à réglementer la chasse aux mammifères marins. Elle s’inscrit dans la centralisation administrative qui transforme le statut des Inuits dans l’Arctique oriental.

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Photo : Tec-Ta-Sha-Cod-Dic (One Who Strikes The Chiefs First), également appelé Curly Chief, de la bande Kitkahahki de la nation Pawnee. Il porte la fameuse coupe « scalplock » et une médaille de la paix – 1868 – William Henry Jackson – Smithsonian Institution