Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1511 :

Au cours de la grande révolte taïno contre la conquête espagnole, le cacique Agüeybaná II, surnommé El Bravo, trouve la mort lors des combats qui opposent ses guerriers aux forces de Juan Ponce de León. Chef de la résistance autochtone à Porto Rico, il avait rassemblé plusieurs caciques contre le système colonial espagnol. Sa disparition affaiblit considérablement la révolte et marque un tournant dans la conquête de l’île par les Espagnols.

1675 :

Durant la guerre du Roi Philip, des guerriers nipmucs alliés à Metacom attaquent la colonie anglaise de Springfield. Prévenus à temps, de nombreux habitants trouvent refuge dans les bâtiments fortifiés. L’assaut entraîne néanmoins l’incendie de la majeure partie du bourg, avec la destruction d’une trentaine de bâtiments, dont de nombreuses maisons et granges. Cet épisode constitue l’une des attaques les plus dévastatrices menées contre une colonie anglaise pendant le conflit.

1731 :

Au cours de la phase finale de la guerre des Natchez, des guerriers natchez attaquent la région de Natchitoches, obligeant les Français de Louis Juchereau de St. Denis et leurs alliés caddos à se replier vers les positions fortifiées de Fort St. Jean Baptiste. Les combats qui suivent tournent à l’avantage des Français et de leurs alliés autochtones. Cette défaite accélère la dispersion des Natchez survivants parmi d’autres nations du Sud-Est, marquant la fin de leur rôle comme puissance indépendante en Louisiane.

1813 :

Lors de la bataille de la Thames, les forces américaines du général William Henry Harrison affrontent les troupes britanniques et leurs alliés autochtones. Le chef shawnee Tecumseh, dirigeant de la grande confédération autochtone du Nord‑Ouest, est tué au combat alors qu’il tente de stopper l’avance américaine. Sa mort provoque l’effondrement de l’alliance intertribale qu’il avait bâtie pour résister à l’expansion des États‑Unis et marque un tournant décisif de la guerre de 1812.

1855 :

Près de Toppenish Creek, les guerriers yakamas du chef Kamiakin affrontent les troupes américaines du major Granville O. Haller. Les Yakamas contestent les traités de 1855 et l’intrusion croissante des colons sur leurs terres. Après plusieurs échanges de tirs, les soldats américains se replient. Pour les nations du Plateau, cette bataille constitue un acte de défense de leur souveraineté et de leurs territoires ancestraux. L’affrontement marque le début de la guerre Yakama, qui embrase la région pendant plusieurs années.

1877 :

Après une retraite de plus de 1 800 kilomètres à travers les Rocheuses, le chef nez-percé Joseph se rend au général Nelson A. Miles dans les Bear Paw Mountains, à quelques jours seulement du refuge canadien. Épuisés par les combats, le froid et les pertes humaines, les Nez‑Percés mettent fin à leur résistance. La reddition est associée à la célèbre déclaration de Joseph : « Je ne combattrai plus jamais ». Cet événement marque la fin de l’une des plus remarquables retraites militaires autochtones du XIXᵉ siècle.

1898 :

Un détachement du 3ᵉ régiment d’infanterie des États‑Unis affronte des Ojibwés Pillager associés au chef Bug-O-Nay-Geshig sur les rives du lac Leech. La fusillade éclate lors d’une opération d’arrestation menée sur la réserve. Profitant du terrain boisé, les Ojibwés repoussent les soldats et leur infligent plusieurs pertes. Considérée comme la dernière bataille significative entre l’armée américaine et une nation autochtone, elle marque la persistance de la résistance ojibwée à la fin du XIXᵉ siècle.

1910 :

Francisco I. Madero publie le Plan de San Luis Potosí, manifeste fondateur de la Révolution mexicaine appelant au soulèvement contre la dictature de Porfirio Díaz. Le document dénonce les fraudes électorales et promet la restitution des terres injustement confisquées à leurs propriétaires légitimes. Sans mentionner spécifiquement les Yaquis ou les Mayos, il ouvre la voie à des revendications foncières qui concernent directement plusieurs peuples autochtones victimes des politiques du régime porfiriste.

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Photo : Peinture de Tecumseh d’après la gravure de Lossing de 1868 – Owen Staples – 1915 – Toronto public library