Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1492 :
Au cours de son premier voyage dans les Caraïbes, Christophe Colomb atteint une île des Bahamas qu’il nomme Isabela. Déjà habitée par les Lucayens, une branche des Taïnos, l’île offre aux Européens l’une de leurs premières occasions d’observer en détail les sociétés autochtones de l’archipel. Dans son journal, Colomb décrit les habitants, leurs villages, leurs embarcations et leurs pratiques d’échange.
1774 :
À Camp Charlotte, dans la vallée de l’Ohio, le chef shawnee Cornstalk (Hokoleskwa) conclut les négociations de paix avec le gouverneur de Virginie Lord Dunmore. L’accord met fin à la guerre de Lord Dunmore, déclenchée par l’expansion coloniale dans les territoires de chasse shawnees. Les Shawnees acceptent de reconnaître la rivière Ohio comme limite entre leurs terres et les colonies britanniques et de cesser les attaques contre les voyageurs. Le traité ouvre davantage le Kentucky à la colonisation euro-américaine et marque un tournant majeur dans l’histoire de la vallée de l’Ohio.
1781 :
À Yorktown, en Virginie, l’armée britannique du général Charles Cornwallis capitule devant les forces alliées commandées par George Washington et le comte de Rochambeau. Cette victoire franco-américaine constitue le tournant décisif de la guerre d’Indépendance des États-Unis. Parmi les nations autochtones engagées dans le conflit, la Nation Oneida s’était rangée du côté de l’Armée continentale, contrairement à une grande partie de la Confédération iroquoise. La capitulation de Yorktown ouvre la voie aux négociations qui mèneront à la reconnaissance de l’indépendance américaine.
1818 :
Les États-Unis et la Nation Chickasaw signent le Traité avec les Chickasaws (7 Stat. 192). Négocié par Andrew Jackson et Isaac Shelby, l’accord met fin à plusieurs différends territoriaux et confirme la cession aux États-Unis des revendications chickasaws sur les terres situées dans l’ouest du Tennessee actuel. En échange, la nation reçoit des paiements annuels et certaines réserves foncières sont maintenues pour des familles chickasaws influentes. Ce traité ouvre à la colonisation américaine une vaste région stratégique de la vallée du Mississippi.
1836 :
Au cours de la Seconde Guerre séminole, les forces alliées des États-Unis rassemblent à Fort Drane, dans le centre de la Floride, un important contingent de guerriers creeks (Muscogees) commandés par le colonel John Foote Lane. Ces auxiliaires autochtones ont été mobilisés pour participer aux opérations militaires contre les Séminoles, qui poursuivent leur résistance à la politique de déplacement imposée par les États-Unis. Fort Drane sert alors de base stratégique pour les campagnes menées dans l’intérieur de la Floride. Lane meurt le même jour au fort, mettant brutalement fin à son commandement.
1867 :
Des milliers de représentants Kiowas, Comanches, Kiowa-Apaches, Cheyennes et Arapahos se réunissent avec la commission de paix des États-Unis à Medicine Lodge Creek. Les autorités américaines souhaitent mettre fin aux conflits des Grandes Plaines en regroupant les nations autochtones dans des réserves du Territoire indien. Plusieurs chefs, dont Satanta, Ten Bears et Black Kettle, contestent l’abandon de leurs territoires de chasse. Les traités signés quelques jours plus tard redéfinissent profondément la géographie autochtone des Plaines du Sud. Ils marquent une étape majeure de la politique fédérale de confinement dans les réserves.
1868 :
Les commissions de paix américaines poursuivent la mise en œuvre et la ratification du Traité de Fort Laramie avec les nations lakotas, arapahos et leurs alliés. Cet accord, négocié tout au long de l’année 1868, met fin à la guerre de Red Cloud, garantit la création de la Grande Réserve Sioux et prévoit l’abandon des forts américains le long de la piste Bozeman. Les discussions et adhésions des chefs autochtones se poursuivent encore à l’automne avant la finalisation complète du processus
1926
Les dirigeants de la Confédération haudenosaunee (iroquoise) poursuivent leurs démarches diplomatiques pour défendre leur souveraineté face aux politiques canadiennes et américaines. Dans le prolongement des débats suscités par l’Indian Citizenship Act de 1924 et par l’ingérence croissante des autorités fédérales dans les affaires autochtones, les représentants des Six Nations réaffirment leurs droits territoriaux et leur statut de nation distincte. Ces revendications s’inscrivent dans une longue campagne internationale menée par les Haudenosaunee pour la reconnaissance de leur autonomie politique.
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Photo : Chef comanche Ten Bears (à droite) et Pricked Forehead (à gauche), photographiés à Leavenworth, au Kansas, alors qu’ils étaient en route vers Washington – 1863
