Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1519 :
À Cholula, les troupes de Hernán Cortés, soutenues par des milliers de guerriers tlaxcaltèques, lancent une attaque contre l’une des plus importantes villes sacrées de Mésoamérique. Les Espagnols justifient l’opération par la découverte d’un prétendu complot contre leur expédition. Des milliers de Cholultèques sont tués en quelques heures et la ville est pillée. La terreur provoquée par le massacre facilite ensuite la marche de Cortés vers Tenochtitlan.
1540 :
L’expédition du conquistador espagnol Hernando de Soto atteint le village fortifié de Mabila, capitale du puissant chef Tascalusa (Tuscaloosa). Peu après l’arrivée des Espagnols, le chef disparaît et les guerriers autochtones lancent une attaque soigneusement préparée contre les envahisseurs. La bataille de Mabila devient l’un des affrontements les plus sanglants de l’expédition. Après des heures de combats et l’incendie du village par les Espagnols, entre 2 500 et 3 000 Autochtones auraient été tués. Les Espagnols perdent une vingtaine d’hommes et comptent plusieurs centaines de blessés, dont de Soto lui-même
1675 :
Pendant la guerre du Roi Philip, des guerriers Nipmucs et Pocumtucks lancent une attaque contre la colonie anglaise de Hatfield, dans la vallée de la rivière Connecticut (Massachusetts actuel). Cherchant à reproduire leurs récents succès militaires, ils tentent d’attirer les défenseurs hors de leurs fortifications par une série de manœuvres et d’incendies. Les colons résistent toutefois au piège et évitent une défaite majeure. L’affrontement illustre l’efficacité des tactiques autochtones dans les premières phases du conflit, qui secoue alors l’ensemble de la Nouvelle-Angleterre.
1683 :
Selon certaines sources, des représentants de la colonie de Pennsylvanie concluent l’achat de plusieurs parcelles de terres auprès des Lenapes (Delaware) dont le chef Machaloha. Ces accords s’inscrivent dans la politique de William Penn, qui privilégie la négociation et l’achat des terres plutôt que leur appropriation par la force. Les transactions contribuent à l’expansion de la jeune colonie tout en établissant des relations diplomatiques avec les nations autochtones de la vallée du Delaware. La date exacte et la nature de certains de ces achats demeurent toutefois sujettes à débat parmi les historiens.
1820 :
À Doak’s Stand, dans le Mississippi, les États-Unis et la Nation Choctaw signent un traité négocié par Andrew Jackson et Thomas Hinds. Les chefs Pushmataha, Mushulatubbee et Apuckshunubbee acceptent de céder environ cinq millions d’acres de leurs terres ancestrales en échange d’un vaste territoire situé à l’ouest du Mississippi. Présenté comme un échange territorial, l’accord s’inscrit dans la pression croissante exercée par l’expansion américaine sur les nations autochtones du Sud-Est. Le traité marque une étape décisive vers la future politique de déportation des peuples autochtones vers l’Ouest.
1865 :
Les représentants des nations Comanche et Kiowa concluent avec les États-Unis le traité de Little Arkansas. Négocié dans le climat de tension qui suit le massacre de Sand Creek, l’accord promet la paix et reconnaît des territoires autochtones au sud de la rivière Arkansas. Pour les peuples des Plaines, il s’agit d’une tentative de préserver leurs terres face à l’expansion américaine. Toutefois, plusieurs engagements resteront inappliqués et les hostilités reprendront rapidement.
1867 :
L’Alaska passe officiellement de la Russie aux États-Unis lors de la cérémonie de transfert à Sitka. Les peuples autochtones, en particulier les Tlingits, ne participent pas aux négociations qui décident de l’avenir de leurs territoires. Ce changement de souveraineté marque le début d’une administration américaine plus intrusive dans les affaires locales. Au cours des décennies suivantes, les communautés autochtones font face à une perte progressive de leurs droits fonciers et à des politiques d’assimilation. Malgré ces pressions, les nations tlingites conservent leurs structures culturelles et politiques et poursuivent la défense de leurs territoires ancestraux.
1868 :
Le capitaine Louis H. Carpenter et des compagnies du 10th Cavalry, les célèbres « Buffalo Soldiers », sont attaqués par plusieurs centaines de guerriers cheyennes et alliés alors qu’ils escortent un convoi près de Beaver Creek. Carpenter organise une position défensive autour de ses chariots et parvient à repousser l’assaut après plusieurs heures de combat. Cet affrontement figure parmi les principaux engagements des campagnes des Plaines qui précèdent la campagne d’hiver de William T. Sherman
1898 :
Le général John R. Brooke prend officiellement ses fonctions comme gouverneur militaire américain de Porto Rico, marquant le début de l’administration directe des États-Unis sur l’île après la guerre hispano-américaine. Bien que la cession définitive de Porto Rico ne soit formalisée qu’avec le Traité de Paris signé en décembre 1898, le contrôle effectif américain est désormais établi. Les habitants de l’île, héritiers d’un long métissage associant notamment des ascendances taïnos, européennes et africaines, passent progressivement sous la juridiction des autorités américaines.
1910 :
Dans le contexte du scandale du Putumayo, les dénonciations croissantes des violences commises contre les peuples autochtones de l’Amazonie, notamment les Witoto, attirent l’attention des autorités péruviennes et de l’opinion internationale. Les révélations concernant le travail forcé, les mauvais traitements et les massacres perpétrés dans les zones d’extraction du caoutchouc conduisent progressivement à des enquêtes et à des procédures judiciaires contre les responsables de la Peruvian Amazon Company.
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Photo : Chef Pushmataha, Choctaw – Katherine Roche Buchanan – Mississippi Hall of Fame
