Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.

1780 :

Le cacique quechua Túpac Amaru II déclenche une vaste insurrection andine contre l’administration coloniale espagnole après l’arrestation du corrégidor Antonio de Arriaga. Il dénonce notamment la mita (travail forcé), les tributs imposés aux populations autochtones et les abus des autorités coloniales. Cette révolte, la plus importante de l’Amérique espagnole au XVIIIᵉ siècle, mobilise des dizaines de milliers d’Autochtones, métis et autres opposants au système colonial.

1791 :

Lors de la guerre indienne du Nord-Ouest, une confédération de nations amérindiennes de l’Ohio inflige une sévère défaite à l’armée des États-Unis commandée par le général Arthur St. Clair à la Wabash. Menés par Little Turtle, Blue Jacket et Buckongahelas, les guerriers amérindiens anéantissent presque entièrement le corps expéditionnaire américain. Cette victoire demeure la plus lourde défaite jamais subie par l’armée américaine face aux peuples autochtones d’Amérique du Nord.

1804 :

À Fort Mandan, les explorateurs Meriwether Lewis et William Clark engagent le trappeur Toussaint Charbonneau comme interprète après avoir appris que ses épouses sont d’origine shoshone. L’une d’elles, Sacagawea, accompagnera l’expédition vers l’Ouest et jouera un rôle crucial comme interprète, médiatrice culturelle et guide auprès des nations autochtones rencontrées.

Détail de la fresque murale « Lewis et Clark à Three Forks » dans le hall de la Chambre des représentants du Montana – 1912 – Edgar Samuel Paxson

1838 :

Lors de la seconde rébellion du Bas-Canada, des Patriotes armés se rendent à Kahnawá:ke afin d’obtenir des armes et l’appui de la communauté mohawk. Refusant de s’engager dans l’insurrection, les Mohawks tendent un piège aux insurgés, les désarment et capturent environ 75 d’entre eux, réaffirmant ainsi leur autonomie politique et la défense de leur territoire.

1841 :

Répondant aux demandes répétées des Salish (Flatheads) pour l’envoi de missionnaires catholiques, le jésuite Pierre-Jean De Smet et ses compagnons établissent la mission Sainte-Marie dans la vallée de la Bitterroot. Première mission catholique permanente de la région, elle devient un important lieu d’échanges culturels et religieux entre les missionnaires et les communautés salish

1869 :

À la Rivière-Rouge, les Métis dirigés par Louis Riel prennent sans effusion de sang le contrôle de Upper Fort Garry, principal centre administratif de la région. Cette action marque le début effectif de la Résistance de la Rivière-Rouge et permet aux Métis de défendre leurs droits politiques, territoriaux et culturels face au transfert de la Terre de Rupert au Canada. Elle débouchera sur la création de la province du Manitoba en 1870.

1924 :

L’élection présidentielle américaine de 1924 est la première organisée après l’adoption de l’Indian Citizenship Act, qui a accordé la citoyenneté américaine à tous les Amérindiens nés aux États-Unis. Bien que de nombreux Autochtones demeurent encore privés du droit de vote dans plusieurs États, cette élection marque une étape majeure dans leur reconnaissance comme citoyens à l’échelle fédérale


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Photo : Détail de la fresque murale « Lewis et Clark à Three Forks » dans le hall de la Chambre des représentants du Montana – 1912 – Edgar Samuel Paxson