Note : Beaucoup d’événements n’ont été pas enregistrés à une date très précise quand ils ne viennent pas de transmission orale. Certains autres se sont déroulés sur des périodes plus ou moins longues. La liste ci-dessous n’est bien sûr pas exhaustive.
1535 :
Jacques Cartier atteint l’île de Montréal et est accueilli par les Iroquoiens du Saint‑Laurent au village fortifié d’Hochelaga. Il décrit une communauté dense, des maisons longues et une réception cérémonielle. Cartier gravit la montagne qu’il nomme Mont‑Royal, marquant la première arrivée européenne dans la région. Cet épisode devient l’un des moments fondateurs de l’histoire de Montréal.
1685 :
Selon certaines compilations secondaires, un accord foncier aurait été conclu entre des représentants de Pennsylvanie et des familles lenapes pour la cession de terres. Si la date exacte n’est pas attestée dans les archives, des transactions foncières ont bien lieu cette année‑là, dans la continuité des achats de 1683–1684. Ces cessions, interprétées différemment par les Lenapes et les colons, préfigurent les tensions foncières du XVIIIᵉ siècle.
1721 :
A Conestoga, les gouverneurs de Pennsylvanie et du Maryland confirment des accords de paix et de frontières négociés avec des représentants haudenosaunee, susquehannocks, shawnees et lenapes. Ces accords stabilisent temporairement la vallée du Susquehanna, reconnaissent le rôle diplomatique des Iroquois et régulent la circulation coloniale. Ils s’inscrivent dans la série des traités de Conestoga du début du XVIIIᵉ siècle.
1798 :
Les États‑Unis signent à Tellico Blockhouse un traité avec la Nation Cherokee, imposant la cession d’une bande de terre dans le Tennessee. En échange, le gouvernement promet l’inviolabilité du territoire restant et des compensations annuelles. Obtenu sous la pression des colons, cet accord inaugure une série de traités qui réduiront progressivement les terres cherokees et prépareront la politique de removal du XIXᵉ siècle.
1835 :
La bataille de Gonzales marque le début de la révolution texane. Le refus des colons de rendre le canon prêté contre les raids comanches déclenche l’affrontement avec l’armée mexicaine. Dans ce borderland complexe, Apaches Lipans et Comanches réévaluent leurs alliances et stratégies, exploitant la fragmentation coloniale pour préserver leurs territoires.
1838 :
La dernière grande brigade cherokee quitte les camps du Tennessee sous la direction de John Ross, amorçant la phase finale du Trail of Tears. Plus de 1 000 personnes entament la marche vers le Territoire indien, mais le départ tardif expose les familles au froid, aux maladies et aux manques de vivres. L’hiver 1838–1839 provoque des pertes massives, faisant de ce convoi l’un des plus meurtriers de la déportation.
1864 :
Le gouvernement américain proclame officiellement le traité conclu avec les Ojibwés de Red Lake et de Pembina, entérinant la cession de vastes terres fertiles entre le Minnesota et le Dakota. Obtenu dans un contexte de forte pression militaire et coloniale, l’accord réduit les territoires ojibwés et ouvre la vallée de la Red River à une colonisation rapide.
1877 :
Assiégés dans les Bear Paw Mountains, Chef Joseph et les derniers combattants nez‑percés ouvrent des négociations de paix avec le colonel Miles. Après une retraite de plus de 1 800 km, épuisés et à quelques kilomètres du Canada, ils cherchent à protéger les familles et les blessés. Ces pourparlers conduisent à la reddition finale du 5 octobre.
1879 :
Le capitaine Richard Henry Pratt prend officiellement possession des Carlisle Barracks pour y fonder la Carlisle Indian Industrial School, première école industrielle indienne hors réserve. L’établissement devient le modèle national de l’assimilation forcée : interdiction des langues autochtones, discipline militaire, travail imposé et placements dans des familles blanches. Carlisle inaugure le système des pensionnats autochtones qui marquera durablement l’histoire des nations indigènes aux États‑Unis.
1887 :
Selon plusieurs compilations historiques, Mangas, fils de Mangas Coloradas, mène l’une des dernières incursions chiricahuas entre le Mexique et le Nouveau‑Mexique, un an après la reddition de Geronimo. Ces traversées rapides marquent les ultimes résistances des groupes insoumis avant leur capture définitive en 1887–1888, clôturant les guerres apaches.
1899 :
En pleine phase finale de la Guerre des Castes, les Mayas Cruzoob repoussent une avancée des troupes fédérales près de Chan Santa Cruz, leur capitale sacrée. Malgré la pression croissante du gouvernement mexicain, les insurgés conservent une forte capacité de résistance et infligent plusieurs revers aux colonnes militaires. Cet épisode marque l’un des derniers succès mayas avant la prise de Chan Santa Cruz en 1901.
1913 :
Après le piégeage du Karluk, l’expédition arctique de Stefansson dépend entièrement du savoir‑faire inuit pour survivre. Les chasseurs locaux assurent la nourriture, l’orientation et la logistique sur la glace, permettant aux détachements de poursuivre leurs opérations malgré la dérive du navire. Cet appui vital marque l’un des moments clés où les Inuinnait/Inuvialuit deviennent les véritables garants de la survie de l’expédition.
1924 :
Le gouvernement chilien applique un décret de restructuration des títulos de merced, réduisant à nouveau les terres attribuées aux communautés mapuches de l’Araucanie. Présentée comme une “normalisation” foncière, cette mesure ouvre des parcelles à la colonisation et s’inscrit dans la longue politique d’expropriation administrative menée depuis la Pacification de l’Araucanie.
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Photo : Chiricahua – 1884 – Library of Congress
